Malgré une blessure, Marcel Jobin reste «fou» du sport

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
Malgré une blessure, Marcel Jobin reste «fou» du sport
(Photo : (Stéphane Lévesque))

SPORT. C’est dans sa titanesque détermination que le «fou en pyjama» puise à nouveau.

Affecté par une blessure importante, le marcheur de Saint-Boniface doit mettre une croix sur sa saison de course 2021. Ce qui n’empêche pas Marcel Jobin de rester positif. La flamme olympique reste vive, la «folie» demeure grandiose et l’orgueil de Saint-Boniface promet être des World Masters Athletics de 2022… à 80 ans!

«C’est un accident bête en jouant au ballon avec mon jeune voisin. Je me suis accroché au sol en voulant donnant un coup de pied. Je me suis défait le genou droit. J’ai pris l’ambulance pour la première fois de ma vie. C’est ma seule blessure importante depuis 20 ans. J’ai un ligament déchiré. Le médecin m’a dit que ma saison de course est mise de côté pour cet été», explique Marcel Jobin qui, habituellement, fait environ 50 km de marche athlétique par semaine pour s’entrainer.

Un mal pour un bien rapporte-t-il. «Ça me fait une pause et j’ai quand même presque un an et demi pour me préparer pour la Finlande en 2022. Il y a 20 ans, quand j’avais été opéré pour le ménisque, j’avais récupéré assez vite. C’est sûr que je n’ai pu le même âge, mais je vais être là au championnat. Et comme je vais avoir 80 ans, je vais être le jeune de ma catégorie et je vais battre des records», dit en riant celui pour qui le sport est la vie.
«Je ne passerais pas deux ou trois mois à rien faire, c’est certain. Les championnats, les Jeux olympiques ont été toujours pour moi une raison de m’entrainer. C’est une motivation. Cela me donne des objectifs», explique le précurseur qui a pavé la voie aux athlètes d’aujourd’hui.

«La compréhension des gens sur l’athlétisme, l’entrainement, c’est un atout que je n’avais pas jusqu’aux Olympiques de 1976 à Montréal. Je suis parti de loin. J’passais pour un fou. Ce n’est pas inventé le «fou en pyjama». Les gens pensaient que j’étais fou. Mais moi je voulais être bien physiquement et mentalement. L’importance de grouiller, j’ai compris ça depuis 1958. Je courrais et je ne savais même pas ce que c’était les Jeux olympiques. Sans prétention, j’ai défriché pour le sport au Québec. Et quand il m’arrive des épreuves comme maintenant, ça m’aide. J’ai été opéré pour la prostate, j’ai passé ça comme si de rien n’était. Mon médecin n’en revenait pas», souligne Marcel Jobin en souhaitant que son héritage perdure dans le temps.

«Cette année, c’est la 25e édition de mon demi-marathon à Saint-Boniface. C’est beaucoup de travail et je voudrais avoir une relève. Moi, Michel Parent et ma femme, on voudrait passer le flambeau. Un organisme local pourrait s’en occuper pour ramasser des fonds. Habituellement, je le faisais. Cette année, je ne le ferais pas. Ça ne me dérange pas. Je vais encourager les participants», indique positivement l’homme.

Rappelons que le Demi-marathon Marcel Jobin 2021 se tiendra le 25 septembre à Saint-Boniface. La 25e édition comportera donc les épreuves du 1 km course, 5 km course, 5 km marche rapide et marche athlétique (olympique), 10 km course et 21,1 km course. On peut en apprendre davantage au http://www.marceljobin.ca.

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