La passion d’une vie

Par superadmin
La passion d’une vie
Le gérant René Turner des Aigles de Saint-Paulin a été l'un des fondateurs de la Ligue de baseball rural de la Mauricie.

BASEBALL. Le gérant René Turner des Aigles de Saint-Paulin a été l’un des fondateurs de Ligue de baseball rural de la Mauricie, qui a vu le jour en 1996. À 72 ans, la passion pour la balle et le gazon fraîchement coupé est encore bien présente chez celui qui a toujours gardé son cœur d’enfant.

Originaire de Saint-Paulin, René Turner est tombé en amour avec le baseball à l’âge de 10 ans, alors qu’il agissait à titre de préposé aux bâtons pour l’équipe de son village. Quelques années plus tard, il commence à évoluer au sein de la Ligue rural Albert-Gaucher à titre de champ intérieur. À travers les époques, il évolue à toutes les positions avec son équipe dans la Ligue intermédiaire et le Circuit de baseball rural de la Mauricie.

En 1996, il lance la Ligue de baseball rural de la Mauricie en compagnie de quelques amis. «La CBRM était devenue trop forte. Tu avais des tournois à Red Deer, Terre-Neuve, Windsor, etc. Au départ, nous étions trois équipes. J’ai dit au curé Montour que nous pouvions partir comme ça et voir ce que ça allait donner l’année suivante. Nous avons eu cinq et puis huit équipes. Nous sommes même montés jusqu’à treize formations», a raconté René Turner.

Du baseball, le gérant des Aigles de Saint-Paulin en mange, lui qui s’occupe des lettres aux commanditaires, des pratiques, assiste aux rencontres de la ligue et encore plus. «J’aime la stratégie et le fait que ce soit un sport d’équipe. J’aime moins lorsqu’on voit des jeux trop individuels. J’ai toujours été la personne qui s’occupait de la stratégie au sein de mes équipes. Le baseball m’a permis de rencontrer beaucoup de bonnes personnes. Je trouve agréable de diriger de jeunes joueurs. C’est assez spécial et je ne regrette pas du tout d’avoir choisi ce sport».

Au fil des années, les amateurs ont été moins nombreux à assister aux matchs des différentes équipes et les joueurs locaux sont devenus une denrée rare. «Ils arrivent de la ville et c’est plus difficile d’avoir des locaux, car ils sont mis de côté à cause de ça. Nous sommes une ligue rurale et non urbaine. À l’époque, tu jouais au hockey l’hiver et au baseball l’été. Les gens voyageaient en groupe d’un village à l’autre. Aujourd’hui, tout le monde a son auto et il y a plus de choix de sports à pratiquer. Les joueurs ne veulent pas être sur le banc, alors que dans mon temps, tu devais faire ton temps avant de devenir régulier. Je connais même un joueur qui avait mis dans son contrat de mariage que sa femme ne pouvait lui faire manquer ses matchs de baseball», s’est souvenu le gérant.

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