La vitesse, la drogue et la témérité en cause

La vitesse, la drogue et la témérité en cause
Le coroner Raynald Gauthier a rendu public son rapport d'investigation au sujet du décès d'Olivier Morin.

Décès d’Olivier Morin sur le chemin de la Grande-Carrière à Louiseville

RAPPORT. Plus d’un an et demi après l’accident de voiture d’Olivier Morin, ce jeune homme de 25 ans décédé sur le chemin de la Grande-Carrière (route 348) à Louiseville, le coroner Raynald Gauthier a rendu public son rapport d’investigation sur les causes et les circonstances du décès. La vitesse excessive pour le type de route, l’absence du port de la ceinture de sécurité et l’intoxication importante à la méthamphétamine représentent les causes de cet accident mortel, conclut le coroner. L’investigation a révélé qu’au moment de l’accident, «M. Morin ne portait pas sa ceinture de sécurité et qu’il avait été partiellement éjecté par la portière avant côté conducteur avant que le véhicule ne se retourne et ne l’écrase littéralement». Selon les données fournies par un reconstitutionniste de la Sûreté du Québec, la vitesse à laquelle circulait la victime a été estimée à 137 km/h avant l’impact. Par ailleurs, des analyses toxicologiques ont révélé la présence de cannabis, d’amphétamine et de méthamphétamine. «Le dosage sanguin de la méthamphétamine s’est révélé bien supérieur au seuil toxique de 200 ng/mL. Il a été mesuré à 470 ng/mL», indique le coroner dans son rapport.

«Il s’agit d’une mort violente par accident routier» – Dr Raynald Gauthier, coroner

Faits Olivier Morin est décédé vers 20h55 le 16 octobre 2016 alors qu’il circulait sur la route 348 en direction sud. Le jeune mécanicien aurait dépassé par la droite un véhicule en empruntant l’accotement avant de perdre le contrôle. Il a ensuite complètement changé de direction pour se diriger dans le fossé du côté gauche de la route. Après avoir fait un capotage, l’automobile a terminé sa course sur le toit. Le conducteur a été partiellement éjecté et a été retrouvé écrasé sous son véhicule par des témoins qui ont rapidement tenté de porter secours à la victime. Ceux-ci n’ont eu d’autres choix que d’attendre les services d’urgence puisqu’ils étaient incapables de bouger la voiture. Condition physique Un examen externe a révélé la présence d’ecchymoses et d’abrasion à plusieurs endroits, notamment au niveau du crâne et du thorax. Dans son rapport d’autopsie, la pathologiste a constaté la présence d’un traumatisme pluri-étagé avec rupture de la rate, hémothorax droit et gauche, hémorragie abdominale et thoracique interne massive, fractures de côtes ainsi que des profondes lacérations au cuir chevelu. «Olivier Morin est décédé d’un polytraumatisme routier très sévère. (…) La violence et l’importance du traumatisme nous indiquent que le décès est survenu dans les minutes après l’impact. Il s’agit d’une mort violente par accident routier», confirme le coroner. Alors que l’entourage de la victime était affecté par la mort du jeune homme de Saint-Édouard-de-Maskinongé, la famille a vécu un deuxième drame quelques jours plus tard puisque la mère du jeune conducteur est décédée d’une crise cardiaque, elle qui souffrait déjà de problèmes de santé. Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

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