«Je me suis fait jouer dans le dos» – Maxime Descôteaux

«Je me suis fait jouer dans le dos» – Maxime Descôteaux
Maxime Descôteaux, fondateur du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia, a retrouvé le kinkajou qui lui avait été volé. (Photo : courtoisie)

Un animal exotique rare volé au refuge Cécropia

SAINT-ALEXIS-DES-MONTS. L’enquête sur le vol d’un kinkajou, survenu au refuge Cécropia, progresse. La Sûreté du Québec a rencontré une personne d’intérêt en lien avec ce vol, mais l’animal n’a toujours pas été remis à son gardien.

Cet animal exotique a été dérobé au domicile du fondateur du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia à Saint-Alexis-des-Monts, le 19 février dernier. Maxime Descôteaux hébergeait le kinkajou, appartenant à l’entreprise Repti-Zone, depuis novembre dernier. L’animal avait été placé sous sa garde afin de le rendre plus apte à faire des représentations en public. «C’est un animal très rare qui vaut environ 5000 $. Je suis le seul à en avoir un au Québec. J’avais la garde temporaire pour corriger son comportement et j’avais un amour inconditionnel pour cet animal. J’ai bon espoir de le retrouver», raconte-t-il.

En revenant de nourrir ses animaux à son sanctuaire situé à la Pourvoirie du lac Blanc, il a constaté que la porte arrière de sa résidence avait été forcée et que des malfaiteurs étaient repartis avec Touti, le kinkajou. «C’est un vol qui a été bien orchestré. Les gens croyaient probablement que je détenais des animaux exotiques illégalement, chose qui n’est pas le cas. Chaque animal est enregistré auprès du ministère de la Faune. J’avais un petit hibou qui vaut entre 10 000 $ et 15 000 $  et qui était à côté, dans une cage, mais ils ne l’ont pas pris. C’est vraiment le kinkajou qui manquait à l’appel et qui était visé dans le vol», explique Maxime Descôteaux.

Le fondateur du refuge Cécropia a rapidement lancé un avis de recherche sur les réseaux sociaux. «C’est probablement des personnes de mon entourage qui sont derrière ça. Avec l’enquête de la Sûreté du Québec, l’étau se resserre au niveau des suspects», rapporte-t-il.

Maxime Descôteaux croit que le vol a été commis pour nuire à sa réputation. «J’étais la cible idéale pour un vol semblable sauf que le mauvais calcul est que l’animal était enregistré. Mon refuge a une certaine notoriété et la visibilité que me donnent les médias a permis de faire avancer rapidement l’enquête», souligne-t-il.

L’homme de Saint-Alexis-des-Monts soupçonne les responsables d’un autre refuge d’être derrière ce vol. «C’est clair qu’il y a plus qu’une personne derrière ça. Ce sont des gens qui connaissaient bien mes habitudes. C’était bien planifié. J’ai voulu aider un autre refuge à partir et je pense que j’ai été trop bon. Je me suis fait jouer dans le dos. Ce que je sais, c’est qu’ils auraient essayé de faire admettre l’animal ailleurs. Heureusement, aucun autre refuge et aucune institution zoologique n’a voulu accepter l’animal», révèle-t-il.

M. Descôteaux affirme qu’il avait permis à l’animal de vaincre sa crainte du public et qu’il avait fait d’importantes avancées avec l’animal au niveau comportemental.

Repti-Zone et Maxime Descôteaux s’inquiètent pour la santé de  Touti puisqu’il nécessite des soins particuliers. L’Aleximontois demande à la population d’ouvrir l’œil. «Le kinkajou aurait été aperçu en Haute-Mauricie, près de La Tuque. Un suspect aurait été arrêté et libéré sous promesse de comparaître. La personne n’a plus aucune marge de manœuvre et elle a deux options, soit de me ramener l’animal de façon anonyme et sans représailles en passant par la Sûreté du Québec ou sinon l’enquête va se poursuivre», laisse tomber M. Descôteaux.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

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