Les CFER pour «récupérer» les jeunes en difficulté d’apprentissage

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Par _L'Écho de Maskinongé
Les CFER pour «récupérer» les jeunes en difficulté d’apprentissage
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Relever à l’école les défis du développement durable? C’est ce qu’offrent les centres de formation en entreprise et récupération (CFER) qui ont pour mission d’accompagner les jeunes en difficulté et de leur offrir une formation préparatoire au marché du travail. Bien qu’en Mauricie, ce projet n’a pas encore vu le jour, 21 CFER à travers le Québec contribuent, depuis des années, à ce que les déchets évitent le chemin des sites d’enfouissement pour jouir d’une seconde vie, un phénomène toujours de plus en plus en accélération.

Véritables outils de formation, les entreprises du CFER sont entièrement axées sur l’environnement. Aux 15-18 ans sur le point de décrocher du réseau scolaire traditionnel, les CFER offrent la possibilité d’obtenir une formation, une expérience et une compétence de main-d’œuvre non spécialisée en usine.

Premier établissement du genre à voir le jour au Québec, le CFER de Victoriaville a été à l’origine de développement de la récupération dans la province. Normand Maurice, le père du concept CFER, se lance en 1992 à Victoriaville, dans la récupération de peinture afin de «récupérer» des jeunes en difficulté d’apprentissage. À cet établissement pionnière, les élèves y font entre autres le démantèlement de la quincaillerie de ligne d’Hydro Québec, le tri de la quincaillerie de Bell Canada et le reboisement urbain de la Ville de Victoriaville.

La chaire de recherché Normand-Maurice à l’UQTR

Le Réseau, sous l’instigation de Normand Maurice, a contribué à créer en 2002, avec l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), la chaire de recherche universitaire CFER. Suite au décès de Normand Maurice, le 31 décembre 2004, la chaire a été rebaptisée «Chaire de recherche Normand Maurice». La chaire, dans son mandat, identifie des démarches pédagogiques typiques des CFER. Ses objectifs de recherche sont de dégager les caractéristiques des CFER sur les plans organisationnel, pédagogique et entrepreneurial, d’évaluer l’importance de ces caractéristiques sur la réussite scolaire et sur l’insertion sociale et professionnelle des jeunes ayant des difficultés d’apprentissage et d’adaptation. Voulant dégager «une stratégie d’excellence sur la réussite scolaire et le développement durable», la Chaire de recherche Normand-Maurice s’est donc donné comme mandat d’étudier ce modèle novateur avec à la barre Nadia Rousseau, titulaire de la chaire et professeure au département des sciences de l’éducation à l’UQTR. «Les CFER sont des acteurs importants dans le domaine de l’éducation, mais aussi dans le domaine du développement d’une conscience environnementale chez les jeunes. En effet, les études faites ont pour objectif principal le développement chez les jeunes ayant des troubles d’apprentissage inscrits en 1ere année au CFER et d’une meilleure connaissance de leurs troubles d’apprentissage», mentionne Mme Rousseau. En effet, les principaux objectifs des CFER consistent à développer chez les élèves les compétences de base de même que les habiletés et les aptitudes nécessaires pour devenir un citoyen engagé et un travailleur productif. Pourquoi pas en Mauricie? Telle est la question. D’après la chercheuse, un CFER en Mauricie pourrait apporter des éléments clés positifs sur les jeunes de la région. Mais pour démarrer un tel projet, plusieurs acteurs dont entre autres la Commission scolaire en collaboration avec le Réseau, doivent travailler de paire afin de mettre sur pied et trouver toutes les personnes ressources nécessaires pour démarrer un centre de formation en entreprise et récupération. En attendant ce moment, pour plus d’informations sur les 21 centres de formation en entreprise et récupération au Québec, il suffit de visiter le www.reseaucfer.ca.

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