Jacques Béland, l’homme aux 35 000 photographies

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Par _L'Écho de Maskinongé
Jacques Béland, l’homme aux 35 000 photographies
(Photo Martin Sylvestre

Une page d’histoire se tourne à Louiseville. Le photographe professionnel Jacques Béland tire sa révérence après plus de 35 ans au service de la communauté.

À 77 ans, Jacques Béland prend une retraite bien méritée de la photo professionnelle pour profiter à plein de la vie. L’Écho de Maskinongé a rencontré cet homme pour qui la photographie était bien plus qu’un métier, elle était une véritable passion.

Qu’est-ce-qui vous a amené à faire de la photo professionnelle?

«Plus jeune j’ai été gravement malade et les médecins ne voulaient plus que je travaille au bar-salon que nous avions. J’ai donc suivi un cours de photo à l’Académie des arts à Montréal en me disant que j’allais recommencer dans cette ligne là. Finalement, ça m’a bien réussi.»

Quelle était votre spécialité ?

« Pour moi, photographier un mariage c’était comme si j’étais invité aux noces et j’adorais ça. J’ai aussi fait du studio à mon commerce. À Louiseville, ça se limitait pas mal à ça. Avant, je faisais également de la photographie dans les écoles, mais les compagnies sont venues chercher les contrats.»

Comment avez-vous vécu l’évolution de la photographie?

«Là, je me sens dépassé un peu. Avant, j’avais un appareil Yashica. C’est le photographe Côté de l’époque qui m’avait proposé ça. Je me disais que j’aimerais bien mieux avoir un 35 millimètres comme tout le monde, mais le deux et quart faisait de bien plus belles photos. J’ai toujours continué avec ce type d’appareil. Je me suis acheté un numérique, mais j’aime mieux travailler avec les modèles plus anciens. C’est difficile de s’adapter aux changements.»

Quels sont vos plus beaux souvenirs?

«C’est certain que j’ai toujours apprécié faire des photos dans le bas du fleuve, ça a toujours été des souvenirs de voyages fantastiques. Également, chaque mariage que je faisais et que c’était nuageux un peu, j’étais heureux de faire ça, car le soleil ne me nuisait pas. Les photos étaient bien meilleures.»

Quels sont les plus beaux endroits à photographier dans la MRC de Maskinongé?

«Les chutes de Sainte-Ursule sont très belles. Il y a aussi des maisons avec beaux parterres. La municipalité de St-Alexis offre aussi de beaux paysages.»

Avez-vous déjà photographié une personnalité connue?

«Oh oui! Et toute une à part de ça! J’ai photographié le général de Gaulle quand il est venu à Louiseville en 1967. À ce moment je n’étais pas encore photographe, mais je venais d’acheter mon appareil Yashica à deux lentilles. Je voyais que les photographes qui suivaient le général avaient deux ou trois appareils dans le cou. Quand je suis allé chercher mon béret chez moi, j’ai fait la même chose avec deux petits appareils que j’avais. Je suis passé comme du beurre dans la poêle pour me rapprocher. J’ai fait comme les autres en prenant mon appareil à bout de bras et j’ai réussi mes photos. Ça a été le plus grand événement de ma vie de rencontrer le général de Gaulle.»

Combien de photos avez-vous pris lors de votre carrière?

«C’est difficile à dire. En plus des photos qui ne sont pas de moi, mais que j’ai travaillées pour illustrer mes livres, des expositions et des divers voyages, je dois approcher les 35 000 photographies. Mon prochain livre, mon troisième, devrait voir le jour au mois de mai sous l’appellation «Des images et des mots tome 3».»

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Nathalie Lefèbvre
Nathalie Lefèbvre
2 années

Bonne retraite, cher Monsieur, tellement mérité, vous avez persisté où plusieurs avaient lâchés…