AGIR Maskinongé: toujours actif dans le secteur de la rivière du Bois-Blanc

AGIR Maskinongé: toujours actif dans le secteur de la rivière du Bois-Blanc
AGIR Maskinongé assure la protection, la réhabilitation et la mise en valeur des milieux hydriques et des ressources associées dans une perspective de développement durable. (Photo : courtoisie)

ENVIRONNEMENT. Dans le cadre de son projet Réduction de la pollution diffuse et de l’érosion d’origine agricole dans la rivière du Bois-Blanc, l’Association de la gestion intégrée de la rivière Maskinongé (AGIR Maskinongé) renforce ses pratiques agroenvironnementales en réalisant des actions prioritaires sur son territoire d’intervention.

L’organisme procède à l’implantation d’un peu plus de 2000 mètres de bande riveraine arbustive dans le bassin versant de la rivière du Bois-Blanc. Ces aménagements permettront de diminuer l’érosion des berges, de limiter les apports en fertilisants et en pesticides dans les cours d’eau, de rétablir des habitats fauniques et d’augmenter la biodiversité du milieu.

D’une superficie de 28,6 km2, le bassin versant de la rivière du Bois-Blanc est composé de près de 80% de terres agricoles. «Lorsque la rivière s’écoule en zone agricole, elle se charge rapidement en nutriments et en sédiments, ce qui est problématique pour la qualité de l’eau et de l’environnement. Les analyses d’eau réalisées en 2017 révélaient que la quantité de phosphore totale dépassait le critère de protection pour la vie aquatique et que la quantité de coliformes fécaux pouvait, par moment, dépasser la limite pour les activités nécessitant un contact indirect avec l’eau», explique Amélie St-Yves, coordonnatrice des projets chez AGIR Maskinongé.

Ainsi, un projet collectif en milieu agricole a vu le jour en 2017. Il a pour objectif d’augmenter les pratiques agroenvironnementales, soit la couverture des sols, le travail réduit du sol, la conformité et la qualité des bandes riveraines ainsi que les ouvrages de conservation des sols dans ce bassin versant, situé dans les municipalités de Maskinongé et de Saint-Justin.

«Le but visé est toujours d’améliorer la qualité de l’eau, celle des habitats fauniques ainsi que la santé et la conservation des sols», reconnait Mme St-Yves.

La première phase du projet, achevée en 2017, a permis la caractérisation, le diagnostic et l’établissement d’un plan d’action. En 2018-2019, les entreprises agricoles intéressées à participer au projet ont été rencontrées afin de les informer et de les sensibiliser aux pratiques permettant une meilleure cohabitation des usages agricoles et fauniques. Depuis cette rencontre, 18 entreprises sur les 26 du bassin versant ont accepté de participer activement au projet. Elles cultivent à elles seules près de 70% des terres agricoles du territoire ciblé. De ce nombre, 13 entreprises ont déjà réalisé leur plan d’accompagnement agroenvironnemental. La deuxième phase, en cours depuis 2018 et qui se terminera en 2022, consiste, entre autres, à rencontrer les producteurs, mais aussi à réaliser des travaux afin d’améliorer la qualité de l’eau de la rivière du Bois-Blanc.

Actions à venir…

AGIR Maskinongé prévoit réaliser d’autres travaux cette année ainsi qu’en 2021, notamment l’essai de cultures de couverture, le changement de ponceaux érodés et le reboisement de coulées agricoles ayant déjà servi de pâturage pour le bétail.

Compte tenu de la proximité du milieu agricole, les retombées positives de ce projet pourraient rejoindre jusqu’à une quarantaine d’entreprises agricoles situées non loin du bassin versant de la rivière du Bois-Blanc.

«Grâce à ce projet, nous espérons que les acteurs de l’industrie agricole seront en mesure de constater les bienfaits des pratiques agroenvironnementales, autant sur la santé et la conservation des sols que sur la qualité de l’environnement», mentionne Amélie St-Yves.

AGIR Maskinongé profite d’une aide financière du Programme Interactions communautaires, lié au Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, et mis en œuvre par les gouvernements du Canada et du Québec de même que du soutien financier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dans le cadre du volet 2 du programme Prime-Vert.

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Pierre Bertrand
Pierre Bertrand
3 mois

Dire que que les riverains de lacs et rivières doivent protéger entre 10 et 15 m de bandes riveraines et les agriculteurs seulement 1 m au-dessus du talus (souvent moins de 1 m) alors qu’ils épandent des engrais organiques et ou minérales en quantité souvent supérieures aux besoins agronomiques. C’est le résultat du lobby de l’UPA et je n’en reviens pas que les agriculteurs recoivent des argents alors qu’ils sont des grands pollueurs. Et que dire d’une OBV qui vient indirectement supporter ces délinquants. C’est d’une grande hypocrisie . Nonobstant les effets réels sur la biodiversité, planter des arbres n’aura aucun impact sur la qualité d’eau des cours d’eau contaminés apr les agriculteurs. C’est scientifiquement documenté.