Une ferme de Saint-Justin s’illustre au provincial

Par superadmin
Une ferme de Saint-Justin s’illustre au provincial
De gauche à droite: Agronome au centre de services agricoles de Granby au Ministère de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation et membre du jury

La Ferme porcine de la Coulée, de Saint-Justin, figure parmi les finalistes dans la catégorie Naisseur lors du 30e Expo-congrès du Porc qui se déroulait les 9 et 10 avril à Saint-Hyacinthe.

C’est en 2002 que Josée Labbé et Louis Audet procède à l’acquisition de l’entreprise porcine d’une capacité de 1000 truies. Elle se spécialise dans la vente de porcelets dont les femelles sont destinée au marché des cochettes hybrides. En 2004, un incendie a complètement détruit la maternité qui fut reconstruite avec une capacité de 1100 truies.

En plus de Louis qui supervise la production, deux employés à temps plein travaillent à la maternité. Sa conjointe, Josée, s’occupe des tâches administratives. Les truies de remplacement sont logées dans une quarantaine pendant un mois, avant d’être transférées dans 2 salles d’acclimatation où elles demeurent jusqu’à leur introduction dans la section mise-bas.

Au sevrage, les truies sont regroupées dans un bloc saillie de la gestation. Elles sont nourries au sol, à volonté, jusqu’à la saillie. Les truies sont saillies aux 24 heures et celles qui ne viennent pas en chaleur sont stimulées par le passage du verrat. Les truies à problèmes sont rassemblées et subissent un stress de moulée.

La vérification de l’état de chair se fait au toucher et l’alimentation ajustée aux besoins. Le test d’échographie s’effectue entre 23 et 27 jours. La ventilation est hybride, soit naturelle et modulaire, avec de gros circulateurs d’air pour les chaudes périodes d’été. Les cages de gestation sont lavées entre chaque groupe de truies.

Dans la mise-bas, nous retrouvons 11 salles de 16 cages chacune. Un tapis chauffant et des lampes sont présents pour assurer le confort des porcelets. Les truies sont nourries à la main 2 fois par jour et en fonction de leur appétit.

Le nombre de nés vivants par portée est de 11,6. L’adoption s’effectue dans les premières 24 heures et selon les qualités laitières de la truie. Il arrive qu’on effectue des adoptions en cascade si les truies ont plus de 12 porcelets ou qu’elles sont moins laitières. Les porcelets femelles sont identifiés par un tatouage.

Le poids à la sortie est d’environ 6 kilogrammes à 18 jours. En 2007, le nombre de porcelets vendus par truie productive était de 26,5 . Au niveau de la biosécurité, un délai de 48 heures est exigé. La douche est obligatoire et les vêtements et bottes sont fournis par l’éleveur. Tout matériel entrant doit passer par un local de fumigation. Le bac de récupération d’animaux morts est apporté au chemin.

Du côté environnemental, le PAEF est à jour. De la phytase est utilisée dans la moulée et les voisins sont avertis avant les épandages qui sont d’une durée de 50 heures par année. Dernièrement, Louis et Josée ont fait l’acquisition d’une érablière afin d’occuper leurs temps libres. Les propriétaires projettent augmenter le nombre de cages de mise bas afin de faire du sevrage à 21 jours. La vie familiale est très importante et des activités comme le vélo et la raquette sont pratiquées par la famille.

Plus de 1400 producteurs de porcs étaient présents lors de ce 30e Expo-congrès. La Ferme Porcine de la Coulée a été devancée dans sa catégorie par la Ferme À-Porc-Ça, de Sainte-Sophie de Lévrard. Par contre, à titre de finaliste, Josée et Louis ont remporté un forfait au Centre de santé Harfang des Neiges, à Shawinigan.

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