Une entreprise qui fait pousser des fleurs localement

Par danielbirru
Une entreprise qui fait pousser des fleurs localement
Catherine Thibault avec un bouquet de fleurs, près de son terrain. (Photo : L'Écho : Daniel Birru)

ENVIRONNEMENT. Pour une deuxième année consécutive, Catherine Thibault renoue avec son entreprise La Saison des Fleurs, à Saint-Édouard-de-Maskinongé, où elle fait pousser une cinquantaine de variété de fleurs sur son terrain. En plus de se rendre aux deux semaines à Montréal pour des livraisons, l’entrepreneure est aussi très présente dans les marchés publics de la région pour promouvoir la production locale.

Arrivée à Saint-Édouard avec son conjoint au printemps 2021, Catherine Thibault a quitté Montréal pour se trouver un vaste terrain pour faire pousser et entretenir ses fleurs. Elle a arrêté son choix sur la MRC de Maskinongé, région avec laquelle elle est rapidement tombée en amour, non seulement dû à sa tranquillité mais aussi grâce à sa proximité avec les grandes villes du Québec.

Chez La Saison des Fleurs, on retrouve des fleurs qui sont faites pour aller dans des vases. Les tiges, et non les plantes, sont donc coupées et mises directement à l’eau, pour les vendre à des fleuristes. Catherine Thibault dit s’être inspirée d’un mouvement américain qui a pris de l’ampleur lors des dernières années, le slow-flower, qui incite les consommateurs à se procurer des fleurs poussées localement et de façon saisonnière, ce qui donne un coup de pouce solide à l’industrie locale. « C’est un peu comme les paniers bios, dont on a vu l’engouement dans les dernières années. C’est le même principe, mais avec des fleurs, » dit Catherine.

Comme le veut le mouvement du slow-flower, l’entrepreneure n’utilise aucun pesticide dans sa production. « Le tout est fait dans le respect de l’environnement, on ne met aucun produit chimique, on fait le contrôle des insectes à la main, on ajoute un peu d’eau savonneuse., ce qui n’est pas le cas des fleurs importées. […] On cherche à laisser la fleur pousser plus naturellement, et de profiter de sa beauté naturelle, » explique-t-elle. Par ailleurs, elle dit s’être également tournée cette année vers la teinture végétale, ce qu’elle fait en plantant des fleurs pour faire teindre des vêtements.

Une conscience sociale importante

Pour Catherine Thibault, il relève d’une grande importance d’assurer une présence récurrente dans les marchés publics de la région. Elle s’est rendue dernièrement à ceux de Yamachiche et de Saint-Élie-de-Caxton, et c’est de cette manière qu’elle réussi à conscientiser la population sur l’importance d’acheter des fleurs locales.

« Je pense que les nouvelles générations savent déjà pour la plupart d’où viennent les produits qu’ils consomment. Après, pour ceux qui connaissent moins ça, il faut continuer de les éduquer par rapport à cet enjeu. Dans un des marchés, plusieurs personnes pensaient que c’étaient des fleurs artificielles que j’avais : ils devaient y toucher pour s’assurer qu’elles étaient vraies! »

Comme le constate Catherine, plusieurs personnes sont fières de savoir que les fleurs sont poussées dans la région : ils éprouvent un sentiment d’appartenance. Elle remarque que plusieurs personnes démontrent de l’intérêt, mais ne sont pas nécessairement au courant que ces fleurs sont poussées localement, d’où l’importance de leur en parler.

Au cours des prochaines années, Catherine espère pouvoir accueillir des gens, en les invitants à se promener sur le terrain et à se faire eux-mêmes leur bouquet. Elle prévoit faire un réaménagement où elle pourra cultiver les éléments importants pour la production des fleuristes à l’arrière du terrain.

Pour consulter les types de fleurs qu’on peut y retrouver, vous pouvez visiter le site web https://www.saisondesfleurs.com/?fbclid=IwAR3LTUDJpaqoHRaApAzT98qUQELey2CllAeoQzh5iTpB9If2oc5GmbLO9cg.

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