Une démonstration en agroenvironnement qui suscite de l’intérêt!

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Une démonstration en agroenvironnement qui suscite de l’intérêt!
Présentation d’un champ de blé d’automne biologique semé dans une culture de soya de la Ferme Lampron. (Photo : (Crédit : Amélie St-Yves))

C’est dans le cadre du projet collectif Restauration et conservation des habitats riverains de la Petite rivière du Loup à Sainte-Ursule, coordonné depuis 2016 par l’Organisme de bassins versants des rivières du Loup et des Yamachiche (OBVRLY), qu’une journée de démonstration a été organisée le 24 octobre dernier à Sainte-Ursule.

L’événement avait pour principal objectif de démontrer les résultats satisfaisants d’implantation d’engrais verts et de cultures de couverture, des techniques culturales qui permettent de réduire à la source l’apport de polluants dans les cours d’eau.
Pour l’occasion, deux entreprises de production laitière ont ouvert leurs portes, ou plutôt leurs champs, pour y accueillir leurs collègues d’entreprises locales et de municipalités voisines. La Ferme Lampron, présentement en transition biologique, a intégré les engrais verts et les cultures de couverture depuis quelques années en plus de réaliser plusieurs aménagements hydroagricoles afin de réduire l’érosion dans les champs et les rives. On pouvait donc y observer du blé d’automne, servant de culture de couverture, dans un champ de soya ainsi que dans deux autres champs ayant contenu des cultures d’avoine, de blé et de pois pendant la saison estivale. La Ferme Yves Lessard, quant à elle, a aussi implanté du blé d’automne dans le soya, tout en optant pour le ray-grass dans le maïs comme culture de couverture. L’entreprise expérimente également plusieurs mélanges d’engrais verts à base de trèfles dans ses cultures de maïs.

Les participant(e)s étaient donc invités à visiter ces divers aménagements, poser leurs questions et échanger sur leurs propres pratiques.

Un partage d’expérience les deux pieds dans le champ

Malgré le froid et la grisaille d’automne, 17 personnes se sont déplacées pour venir observer les mesures mises en places par les fermes hôtes et discuter d’innovations culturales et mécaniques. Quelques intervenant(e)s du milieu agricole étaient également présents, mais il s’agissait principalement d’entreprises agricoles du secteur venues comparer leurs divers essais et résultats.

Mélange à base de trèfles dans une culture de maïs de la Ferme Yves Lessard. Crédit : OBVRLY

«J’ai clairement senti un intérêt au niveau des techniques d’implantation des cultures de couvertures et des engrais verts», mentionne Maxime Lessard, de la Ferme Yves Lessard. «Les entreprises semblaient aussi très intéressées par la machinerie que j’ai modifiée pour implanter le ray-grass dans le maïs».
«La délimitation de bandes riveraines que nous avons récemment réalisée dans le cadre du projet a également suscité beaucoup de réflexions lors de la journée», remarque Pierre-Marc Constantin, coordonnateur du plan directeur de l’eau de l’OBVRLY et responsable des projets collectifs en milieu agricole. «Certaines entreprises ont également reboisé des rives et des coulées sous-exploitées au cours des dernières années, ce qui favorisera le maintien des corridors fauniques entre les différents habitats riverains».

Ce projet est financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, dans le cadre du programme Prime-Vert et est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada agissant par l’entremise du ministère fédéral de l’Environnement et du Changement climatique.

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