« Tu ne sauras jamais si tu n’essaies pas »

Par marie_eve_alarie
« Tu ne sauras jamais si tu n’essaies pas »
Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale, a témoigné de son parcours dans une conférence virtuelle offerte aux étudiants collégiaux et universitaires de la région. (Photo : (Photo capture d'écran Zoom))

Toute la semaine, des activités ont eu lieu dans tous les milieux, de la petite enfance à l’âge adulte, pour faire vivre les Journées de la persévérance scolaire et, par le fait même, inspirer les élèves et étudiants dans leurs parcours scolaire.
Jeudi, des étudiants du collégial et de l’université ont notamment pu assister à une conférence exclusive de Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale faisant partie de la mission Mars 2020.

C’est la première fois que les activités des Journées de la persévérance s’adressaient aussi à l’enseignement supérieur, une demande qui était faite depuis plusieurs années.

L’ingénieure qui a grandi à Joliette a partagé les expériences qui ont parsemé son parcours jusqu’à son emploi à la NASA.

« Ne pas avoir de modèle qui me ressemble dans le domaine de l’ingénierie m’a ralentie au début. Quand on voit des gens qui nous ressemblent dans des domaines, ça nous permet de rêver. Devant mes échecs, ça me donnait beaucoup d’espoir quand je me disais que des femmes comme moi avaient réussi », a confié celle qui se souvient avoir été fascinée par le travail des ingénieurs dans le film Apollo 13.

Au fil des années, elle a trouvé des modèles qui l’ont encouragée à s’orienter vers l’ingénierie aérospatiale. Et des gens l’ont soutenue et l’ont poussée à se dépasser, dont un professeur au collège, en Angleterre, qui l’a encouragée à s’inscrire à l’Université de Cambridge.

« Il m’a dit:  »Tu ne sauras jamais si tu n’essaies pas ». Dans la vie, j’ai tendance à me limiter, me dire qu’il y a une personne meilleure que moi pour un poste. J’avais peur de me pousser et d’appliquer dans une université où ce serait difficile. J’avais peur que quelqu’un me dise non. Cette phrase, ça a changé ma mentalité. Cette phrase m’accompagne dans ma carrière. »

« Mais ça n’a pas été facile. Il m’est presque arrivé de lâcher. C’était dans ma première année d’université. J’avais tout échoué dans mon premier semestre. C’était horrible. Je ne comprenais rien. Je me suis demandée ce que je faisais là: personne ne me ressemblait et personne n’avait la même expérience de vie que moi. La grande raison pour laquelle je suis restée, c’est que j’avais un rêve. Je me suis dit que je resterais au moins jusqu’en juin, mais que je ferais tout pour réussir. J’ai demandé de l’aide », raconte-t-elle.

Grâce à ses efforts et sa persévérance, elle s’est retrouvée neuvième sur près de 300 élèves pour ses résultats au terme de l’année scolaire. Elle a ensuite traversé l’océan pour faire son doctorat en aérospatiale au MIT à Boston.

On connaît la suite. Elle a rejoint la NASA où elle a récemment travaillé à la mission Mars 2020. Elle a eu l’occasion de piloter l’astromobile Curiosity sur la planète rouge et de faire voler l’hélicoptère Ingenuity. Farah Alibay vient de se joindre à la mission SPHEREx qui porte sur un télescope qui étudie l’univers en infrarouge. « Le télescope nous donnera différentes informations sur ce qui se passe dans l’univers et ça nous aidera à comprendre les origines de l’univers, d’où vient l’eau, comment se forment les galaxies. Je travaille avec des gens aussi passionnés que moi. J’adore contribuer à quelque chose de plus grand que moi-même. »

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