Maski Récolte: une cueillette qui vaut l’effort

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Par Marie-Ève Veillette
Maski Récolte: une cueillette qui vaut l’effort
Des bénévoles à l'œuvre. (Photo : Photo Marie-Eve Veillette)

SAINT-BONIFACE. La bonne humeur était palpable à la ferme La petite terre maraîchère de Saint-Boniface le 1er août dernier, alors qu’une horde de bénévoles s’affairaient à cueillir des haricots, des concombres, des tomates et de l’ail.

Des gens qui ne se connaissaient pas nécessairement, mais qui étaient tous là pour la même raison: donner un coup de main au producteur pour l’aider à maximiser sa récolte.

Jeanne Trépanier de Saint-Élie-de-Caxton était du nombre. Elle en était à sa quatrième cueillette officielle avec Maski Récolte. «Je suis partenaire depuis l’automne passé. J’ai pris part à des collectes l’an dernier et cette année, raconte-t-elle. Je trouve que c’est un beau projet. Je connais la réalité des agriculteurs lorsqu’ils sont en période de surplus puisque ma sœur travaille dans ce milieu, alors c’est intéressant de voir que des gens et des organismes peuvent en bénéficier directement.»

À titre de professeure à l’école primaire de Saint-Élie l’an dernier, elle a vu les bénéfices de l’initiative. «Mon école était partenaire, alors on a cueilli beaucoup de légumes qu’on a transformés avec les élèves. On en a fait bénéficier toute l’école. On s’en est servi comme collation. On a aussi eu la chance de vivre un moment de récolte de carottes avec les élèves», explique-t-elle, visiblement ravie de l’expérience, qu’elle souhaite d’ailleurs importer à l’école de Saint-Paulin, où elle entamera la prochaine année scolaire. «Ce sera une deuxième école qui sera touchée par les bénéfices de Maski Récolte dans la MRC!», se réjouit-elle déjà.

Chacun des bénévoles avait sa raison bien personnelle d’être là. Pour certains, il s’agissait d’une occasion de transmettre des valeurs de partage et d’entraide aux enfants alors que pour d’autres, c’était un moyen d’avoir les deux mains dans la terre et de vivre une cueillette digne de ce nom. «Je ne suis pas capable de faire pousser des légumes, alors j’aide à les récolter», confiait par exemple une dame à une autre, alors qu’elle ramassait des haricots.

Mais peu importe la raison, le résultat valait l’effort: tant le producteur que les cueilleurs ont terminé leur matinée comblés. Le premier, pour le coup de main reçu, qui lui a épargné des jours complets d’ouvrage; les autres, pour avoir eu la chance de repartir à la maison les mains pleines de bons produits frais.

À ce chapitre, rappelons que généralement, les cueilleurs, le fermier et Maski Récolte se divisent les fruits de la cueillette à parts égales. «C’est gagnant pour tout le monde», de conclure le propriétaire de La petite terre maraîchère, Frédéric Morin.

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