Louiseville s’oppose au registre des armes à feu

Louiseville s’oppose au registre des armes à feu
Selon les estimations, il y aurait 1,6 million d'armes à feu au Québec. (Photo : Photo archives)

POLITIQUE. Au tour de la Ville de Louiseville de s’opposer à la Loi sur l’immatriculation des armes à feu qu’impose le gouvernement provincial aux propriétaires d’armes à feu.

Le conseil municipal s’est positionné sur ce dossier, par voie de résolution, lors de sa séance du conseil du mois de mars. «On a écouté, analysé et regardé ce dossier-là. Le gouvernement va mettre beaucoup d’argent là-dedans. On sait déjà que les autres provinces ont débarqué de ça. On trouve un peu inutile cette dépense en sachant que les armes sont déjà enregistrées lorsqu’elles sont achetées. C’est un peu pourquoi on a décidé de s’opposer», explique Yvon Deshaies, maire de Louiseville.

Toutefois, le conseil municipal de Louiseville n’est cependant pas contre le contrôle et l’enregistrement des armes à feu. «Nous sommes d’accord d’avoir un certain contrôle, mais justement, les armes sont enregistrées dès l’achat au magasin. C’est encore de la bureaucratie de plus et du temps perdu. On vient dédoubler ce qui se fait déjà», commente M. Deshaies.

Rappelons que le gouvernement caquiste prévoit que l’implantation du registre québécois des armes à feu coûtera 17 millions de dollars et que son exploitation nécessitera des investissements annuels de cinq millions de dollars. Celui instauré par le gouvernement Chrétien, en 1995, a vu ses coûts explosés, passant de deux millions à deux milliards de dollars avant qu’il ne soit aboli en 2012 par les conservateurs de Stephen Harper.

«On parle de millions de dollars pour ce registre-là. On devrait plutôt investir ces sommes d’argent dans l’environnement ou la santé, car les besoins sont urgents. Je respecte le gouvernement, mais je ne suis vraiment pas d’accord avec cette décision», indique le maire de Louiseville.

«Il y aurait sûrement un moyen pour que les données fournies lors de l’enregistrement de l’arme au magasin soient transmises au gouvernement. On sauverait beaucoup d’argent et ça ne serait pas tellement plus lourd pour le commerçant d’acheminer ces informations», suggère-t-il.

La position du conseil a été adoptée à l’unanimité, précise Yvon Deshaies.

Rappelons que plusieurs municipalités de la région, dont Saint-Alexis-des-Monts et Maskinongé se sont également opposées au registre des armes à feu.

Obligation

La Loi sur l’immatriculation des armes à feu est entrée en vigueur le 29 janvier 2018 et toute arme à feu sans restriction présente sur le territoire du Québec doit de ce fait être immatriculée. Cette catégorie d’armes, qu’on nomme aussi « armes d’épaule », regroupe généralement les carabines et les fusils de chasse. Les propriétaires ont la responsabilité d’enregistrer leurs armes à feu auprès du Service d’immatriculation des armes à feu (SIAF) du Québec, et ce, même si elles étaient déjà enregistrées dans l’ancien registre canadien des armes à feu.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

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serge vallieres
serge vallieres
3 années

Merci au nom des chasseur

Luc Vanasse
Luc Vanasse
3 années

Très bonne décision

GILLES PELLETIER
GILLES PELLETIER
3 années

qu attends berthierville ???