Les cours d’eau de l’île de Grâce restaurés avec succès

Les cours d’eau de l’île de Grâce restaurés avec succès
Des cours d'eau restaurés pour une meilleure libre-circulation de la faune aquatique à l'île de Grâce. (Photo : Comité ZIP du lac Saint-Pierre)

ENVIRONNEMENT.  Le Comité ZIP du lac Saint-Pierre (ZIPLSP) a reçu un financement de la Conservation de la Nature Canada pour la troisième phase du projet de restauration et d’aménagement des cours d’eau de l’île de Grâce et leurs branches. 

L’archipel du lac Saint-Pierre compte 103 îles, dont l’île de Grâce qui possède une immense baie marécageuse reconnue comme l’un des meilleurs sites de fraie et d’alevinage du poisson. Les observations faites par le Comité ZIP du lac Saint-Pierre au cours des dernières années ont permis l’observation de plusieurs obstacles qui freinent l’accès à la faune aquatique sur l’île. Cela est surtout dû à la présence d’infrastructures désuètes ou absentes et d’amas importants de branches et/ou de troncs d’arbres dans le lit des cours d’eau. 

Dans un contexte de diminution de l’abondance de plusieurs espèces de frayeurs hâtifs au lac Saint-Pierre tels que le grand brochet et la perchaude, il est primordial d’améliorer et de favoriser la libre circulation de la faune aquatique dans ces canaux piscicoles de grande valeur écologique. 

La mise en marche du projet de restauration de la connectivité du réseau hydrique de l’île de Grâce avec le lac Saint-Pierre a commencé en 2018 et s’est divisée en trois phases. Pour la phase 3 de ce projet qui consistait en la restauration de la libre-circulation de la faune aquatique, plusieurs travaux ont été effectués en 2022.

Remplacement de sept ponceaux

Le Comité ZIP du lac Saint-Pierre a procédé au remplacement de 7 ponceaux. Le retrait des ponceaux problématiques, la pose des nouveaux ponceaux ainsi que la confection du lien de terre entourant ceux-ci ont été effectués à l’aide d’une mini-excavatrice. Les extrémités des ponceaux ont été stabilisées à l’aide d’une toile géotextile et de pierres afin de limiter les risques d’érosion.

De même, dans la portion marécageuse de l’île, les troncs d’arbres et les branches obstruant le lit des cours d’eau ont été retirés manuellement à l’aide d’une scie mécanique. 

Plusieurs colonies de roseaux communs présentes près du réseau hydrique et pouvant nuire à l’habitat du poisson dans les ruisseaux ont également connu des travaux de contrôle avec la coupe des tiges à la débroussailleuse, le bâchage des zones et la plantation de barrières arbustives. 

Lors des travaux, les ornières créées par la machinerie ont été comblées au fur et à mesure et une fois ceux-ci terminés, les zones de travail ont été recouvertes de semences d’herbacées indigènes afin de limiter tout sol à nu, de restaurer les talus et d’assurer une reprise végétale rapide. 

Des arbustes indigènes ont également été plantés en bosquets aux abords des berges dans la zone cultivable afin de créer des zones favorables pour les poissons et les oiseaux. Au total ce sont plusieurs kilomètres de cours d’eau qui ont été touchés par ce projet. 

Un suivi des travaux sera réalisé conjointement avec Conservation de la Nature Canada et le Comité ZIP du lac Saint-Pierre dès cette année et ce pendant 5 ans. Le suivi des aménagements réalisés établira la réussite du projet, mais le Comité ZIP du lac Saint-Pierre est confiant que ceux-ci favoriseront le libre écoulement de l’eau et assureront la connectivité aquatique entre les habitats fauniques et le lac Saint-Pierre.

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Roger Duclos
Roger Duclos
15 jours

Enlever les branches et troncs d’arbres, alors que ceux-ci servent à créer l’habitat de nombreuses espèces et de support à la fraie des perchaudes ?Et on appelle ça de la restauration ? Quelle vision des années ’80 !