La santé mentale des agriculteurs sous la loupe

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Par Audrey Leblanc
La santé mentale des agriculteurs sous la loupe
(Photo : depositphotos)

AGRICULTURE. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Mauricie collaborent à la réalisation d’une étude portant sur la santé mentale des agriculteurs. L’objectif est de valider la pertinence et des services offerts et d’en développer d’autres selon les besoins.

Le projet de recherche est sous la direction de Lyson Marcoux, professeure au Département de psychologie de l’UQTR. L’étude porte non seulement sur la santé mentale, mais également sur le mode de vie et la situation conjugale des agriculteurs.

«On veut voir si le fonctionnement familial, le mode de vie et la situation conjugale ont un impact significatif sur la santé mentale des agriculteurs», explique Maxime Hébert, étudiant au doctorat.

«Souvent, la famille est très impliquée dans l’entreprise et les projets de relève ciblent principalement des membres de la famille, ajoute ce dernier. Autant la famille peut être un facteur de protection contre le stress et l’isolement, mais le fonctionnement familial peut aussi occasionner des conflits et contribuer à une santé mentale précaire ou qui se détériore.»

«Ce serait intéressant d’avoir des avis féminins parce qu’on a très peu de données concernant les agricultrices.»

Dans ce contexte, les chercheurs souhaitent rejoindre des propriétaires d’entreprises agricoles, des conjoints/conjointes de producteurs, ainsi que des personnes impliquées dans un transfert, qu’il soit apparenté ou non.

«Pour nous aider à recruter et à bien cibler les enjeux, on collabore avec une agente de maillage de l’UPA, indique M. Hébert. Elle nous a aidés à développer le projet. Les résultats vont être utiles à l’UPA à plusieurs niveaux. Dans un premier temps, ça permettra d’avoir des services mieux adaptés aux besoins. Ce sera aussi un argument supplémentaire pour l’UPA lors de demandes de subventions.»

Très peu de données sur les femmes

Ajoutons à cela le fait que les données les plus récentes sur le sujet datent de 2006. Pour mener à bien leur projet, les chercheurs souhaitent recruter une centaine de participants. «Ce serait intéressant d’avoir des avis féminins parce qu’on a très peu de données concernant les agricultrices», souligne M. Hébert.

Les personnes intéressées à contribuer à l’étude peuvent remplir le questionnaire en ligne à l’adresse suivante : www.uqtr.ca/questionnaire-agriculture-uqtr

Pour des précisions, il est possible de rejoindre Maxime Hébert au 819 376-5011, poste 6249 ou par courriel à maxime.hebert@uqtr.ca

 

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