La MRC de Maskinongé réclame de l’aide financière pour l’industrie touristique

Photo de Rédaction - L'Écho de Maskinongé
Par Rédaction - L'Écho de Maskinongé
La MRC de Maskinongé réclame de l’aide financière pour l’industrie touristique

«Nos entreprises ont besoin d’un solide coup de main financier du gouvernement», indique Barbara Paillé, mairesse de Sainte-Angèle-de-Prémont et présidente de la Corporation touristique de la MRC de Maskinongé, organisme qui représente près de 300 entreprises répartis dans les 17 municipalités de la région.

La députée de Berthier et ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a annoncé la semaine dernière la première phase de déconfinement de l’industrie touristique. Ce premier pas démontre qu’il y aura un été touristique au Québec. Mais, tout en continuant de contribuer à l’effort de santé publique, les entreprises touristiques attendent avec impatience les prochaines étapes, soit un calendrier pour la deuxième phase de déconfinement et un plan de soutien financier. «C’est nécessaire afin que les propriétaires puissent faire des choix maintenant et tenter de conserver les emplois. Qu’il y ait beaucoup ou peu de clients, les auberges, entreprises de location, d’agrotourisme, etc. doivent garder les lumières allumées, payer des taxes et d’autres frais fixes. La crise a déjà forcé plusieurs d’entre eux à s’endetter. Il va leur falloir une bouée pour garder la tête hors de l’eau, pour conserver les emplois et s’adapter pour recevoir des clients en respectant la distanciation», déclare Mme Paillé.

Comme d’un côté les gens ont besoin de se dégourdir après de longs mois de confinement et que de l’autre la survie de l’industrie touristique dépendra du tourisme intra-Québec cette année, il s’agit du seul scénario envisageable pour assurer la survie des entreprises et sécuriser des emplois, d’après la MRC.

«On le sent sur le terrain, les Québécois ont hâte de se déconfiner. Le diable sera toutefois dans les détails afin que la population comprenne bien les balises de déplacement, d’hébergement, de divertissement, de restauration et de loisirs», précise Patricia Brouard, copropriétaire du Baluchon Eco-villégiature de Saint-Paulin et membre du conseil de la Corporation d’information touristique. «Nous continuons de travailler avec le gouvernement pour trouver l’équilibre entre santé publique et survie économique, mais connaître le reste du calendrier de déconfinement nous permettra de prévenir plutôt que de guérir.»

La Corporation d’information touristique de la MRC de Maskinongé interpelle donc Jean Boulet, ministre responsable de la région de Mauricie et ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, et Marie-Ève Proulx, ministre déléguée au Développement économique régional, afin de les convaincre de venir en aide à l’industrie touristique.

Au Québec, l’industrie touristique représente 400 000 emplois (100 fois plus que le Cirque du Soleil). Dans Maskinongé, les touristes rapportent en moyenne près de 97 M $ annuellement, et l’industrie assure de l’emploi à près de 2000 personnes.

Partager cet article

COMMENTEZ L'ARTICLE

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des