La crise du logement s’accentue dans Maskinongé

Daniel Birru dbirru@lechodemaskinonge.ca

La crise du logement s’accentue dans Maskinongé
La crise du logement a laissé quelques foyers sans logement dans la MRC de Maskinongé, mais l'OMH du Lac Saint-Pierre assure qu'il fera de son mieux pour remédier à la situation. (Photo : L'Écho - Daniel Birru)

IMMOBILIER. La situation entourant la crise du logement continue de sévir partout au Québec, et la MRC de Maskinongé n’en fait pas exception.

Au lendemain du 1er juillet, alors que plusieurs baux en viennent à échéance, certains foyers ont dû se tourner vers un logement temporaire. Ils peuvent toutefois compter sur l’appui de l’Office municipal de l’habitation (OMH) du Lac Saint-Pierre par exemple dans leurs démarches pour s’installer de manière permanente.

Suite à la complétion des baux, le 30 juin, personne n’a nécessité de logement d’urgence. Cependant, 11 foyers étaient toujours hébergés chez des amis ou de la famille. Là-dessus, deux d’entre eux ont pu se trouver un logement permanent, au moment d’écrire ces lignes. L’OMH continue de travailler, en collaboration avec la Corporation du développement communautaire (CDC), pour accompagner ces résidents dans leurs recherches.

« À l’approche du premier juillet, on a fait beaucoup de publicité pour sensibiliser les gens face à cette crise du logement. Cette campagne a fait en sorte que plusieurs propriétaires du territoire ont manifesté le fait qu’ils avaient des logements de disponibles. On a pu faire le pont entre les ménages en besoin et les propriétaires de logements, » mentionne Roseline St-Onge, coordonnatrice du Comité local en développement social.à la CDC de la MRC de Maskinongé.

Si plusieurs de ces personnes vivent toujours dans une situation d’incertitude, ce qui engendre de nombreuses inquiétudes quant à la suite des choses, Roseline St-Onge soutient que la principale préoccupation de ces personnes reste le coût de ces logements. « On voit réellement une grande augmentation du coût de la vie, et ce dans toutes les sphères. »

Pénurie de logement criante

Cette crise du logement continue de mettre en lumière plusieurs problématiques que vivent les résidents, sur le terrain. Pour travailler à ce qu’il n’y ait pas ou peu de surprises, lorsque les baux viennent à échéance, Mme St-Onge et la CDC veulent mettre leurs efforts dans la sensibilisation et la mise en valeur des droits des locataires, pour qu’ils puissent savoir ce qu’ils ont le droit ou non de subir comme traitement.

Reste toutefois que, dû à une raison de manque de logements, certains résidents n’auront pas accès à celui qu’ils veulent comme choix numéro un. « On offre plusieurs alternatives aux résidents. On peut leur présenter des choix qui sont à l’extérieur de la région. Ce n’est pas nécessairement la ville qu’ils souhaitent, mais ils auront des choix à faire. Je vous avoue que le problème risque d’être récurrent, parce que malheureusement, dans Maskinongé, il n’y a plus de logement », dit Sylvie Roberge, directrice générale de l’OMH du Lac Saint-Pierre.

Cette pénurie de logement s’inscrit dans les priorités dont veut s’attaquer l’OMH, au cours des prochaines années, en particulier du logement à prix abordable. Si l’organisme a présentement un terrain où elle entend construire des immeubles, Mme Roberge mentionne que le processus est long, avant de voir le projet se concrétiser, en particulier dans un milieu rural comme la MRC de Maskinongé. L’OMH est toujours en communication avec la Société d’habitation du Québec (SHQ) pour continuer de recevoir du financement dans ce projet, dû à son importance.

Une hausse des prix importante

Selon l’analyse de Mme Roberge, c’est vraiment la rareté de logements qui a fait en sorte que les prix des loyers ont presque explosé, au cours des dernières années. Si l’OMH n’a pas son mot à dire quant à la règlementation et au contrôle de ces prix, puisqu’il s’agit pour la plupart d’entrepreneurs privés qui les possèdent, il est tout de même en mesure d’offrir des subventions dans le cadre du programme de supplément au loyer. La directrice dit qu’elle assiste à ce problème de manière un peu impuissante; même si elle constate l’angoisse et la frustration que cela engendre auprès du public, elle n’a pas de contrôle quant à ce que les locateurs peuvent faire. « Et ça, ils le savent, » ajoute-t-elle.

Mme Roberge soutient qu’elle continue d’être en contact avec la SHQ, qui fournit des subventions. Elle vise à ce que les nouveaux programmes qu’ils offrent s’adaptent davantage à la réalité que les résidents vivent sur le terrain, notamment en matière de coûts. La prochaine étape pour elle sera de faire aboutir les projets de construction de logements, dossier sur lesquels l’OMH travaille de manière active.

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