Entreprise Prémont, un an plus tard…

Entreprise Prémont, un an plus tard…
Patrice Barbeau, Luc Girard, Geneviève Hardy et Dany Bergeron, propriétaires d'Entreprise Prémont (Photo : Pier-Olivier Gagnon)

ÉCONOMIE. Il y a un an, alors que la pandémie de COVID-19 frappait le Québec et que la demande pour les masques chirurgicaux était criante, des gens d’affaires de la région se sont associés pour mettre sur pied une usine de fabrication de masques en poursuivant l’objectif de répondre à la pénurie d’équipements de protection individuelle. Douze mois plus tard, Entreprise Prémont roule pratiquement à plein régime.

L’entreprise louisevilloise fabrique plus de cinq millions de masques chirurgicaux à usage unique allant du niveau de protection 1 à 3 par semaine. Vendus sous la marque de commerce Humask, ces masques sont fournis aux secteurs de la santé, de l’éducation, de la restauration, de l’alimentation et aux industries. Les différents produits sont également disponibles sur sa boutique en ligne et dans certains points de vente.

La plus récente innovation de l’entreprise, le Humask – Pro Vision, le seul masque canadien avec fenêtre approuvé par Santé Canada, vient d’atteindre le niveau 3 de protection. «C’est une grande fierté! On a mis énormément d’argent et d’efforts dans ce projet-là. Pour nous, d’avoir atteint le niveau le plus haut de la norme ASTM F2100, c’est un accomplissement!», lance Luc Girard, vice-président et copropriétaire.

Entreprise Prémont avait convoqué les médias pour une visite de ses installations, la semaine dernière. Les dirigeants ont profité de cette occasion pour faire le bilan de cette dernière année et du même coup, pour souligner ce premier anniversaire. «Notre usine est à point à 100 %. Toutes les machines qu’on voulait avoir en place sont maintenant installées. Vous voyez aujourd’hui le niveau de performance qu’on a atteint», déclare M. Girard.

L’entreprise a elle-même développé ses produits et ses technologies pour se démarquer de ce qui se fait actuellement sur le marché. «Ce sont des masques de très haut niveau, car nous avons une technologie novatrice et différente de la compétition qui s’appelle HuCare. C’est une membrane qui permet d’avoir une hyper bonne protection tout en ayant une respirabilité, un confort et une légèreté», explique le vice-président.

Un véritable exploit

Luc Girard et ses partenaires reconnaissent que de réussir à bâtir une entreprise aussi performante et d’atteindre un niveau de productivité aussi élevé constitue un véritable exploit. «La force du groupe a fait la différence. Au niveau des propriétaires, nous venons des domaines pharmaceutique, de la filtration et de l’automatisation. C’est ce qui nous a permis de développer le projet aussi rapidement», croit-il.

Entreprise Prémont compte 150 employés répartis sur deux quarts de travail et prévoit atteindre la barre des 200 travailleurs au cours des prochains mois. «Nos employés travaillent sur quatre jours. Les conditions sont bonnes. L’atmosphère et l’ambiance sont intéressantes. Nous avons une équipe formidable. Nous avons la capacité pour doubler et même tripler notre production», confie M. Girard.

Des masques d’ici dans les CPE?

Après avoir perdu la première manche d’un appel d’offres public pour la fourniture de masques à fenêtre dans les CPE du Québec, Entreprise Prémont est confiante de décrocher de nouveaux contrats avec le ministère de la Famille. «Notre automatisation, notre qualité, le fait que le masque ne coupe pas le son et sa légèreté nous donnent de bonnes chances», estime M. Girard.

En attendant de connaître le résultat de la deuxième étape de l’appel d’offres avec le gouvernement pour fournir les CPE, Entreprise Prémont confirme qu’elle livrera 240 000 masques à fenêtre à Élections Canada, avec une option de 50 000 masques supplémentaires. «On ne prévoit pas de ralentissement, on ne voit que de la progression pour notre entreprise», poursuit-il.

Nouveau défi

Pour l’entreprise de Louiseville, le prochain défi sera de développer un masque 100 % biodégradable. «On met beaucoup de temps là-dessus présentement. On travaille à partir de la fibre de bois. On pense avoir trouvé la bonne façon de faire. On a aussi plusieurs autres idées, mais on ne peut pas en parler pour l’instant. L’innovation, c’est le succès», laisse tomber M. Girard.

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Baud Laurent
Baud Laurent
1 année

Bio Dégradables ??? Il faut en moyenne 5 à 10 à un tissu pour disparaître à 60%. À moins que ce soit un produit qui fonde au contact de la pluie ou du soleil, ça relève de la limite impossible… alors foutaises commerciales et marketing.

Lise Lecours
Lise Lecours
10 mois
Répondre à  Baud Laurent

Laissez la chance au courreur. C’est dans la controverse que des gens trouvent des solutions. Gardez votre esprit ouvert.