Elles misent sur l’économie sociale!

Par danielbirru
Elles misent sur l’économie sociale!
Sarah Drolet-Laflamme et Geneviève Rajotte Sauriol préparent un podcast qu'elles lanceront le 21 novembre. (Photo : courtoisie)

ÉCONOMIE. Il y a bientôt un an, l’entreprise Bleu Forêt a pris le virage vers un nouveau modèle d’affaires: devenir une entreprise d’économie sociale.

Dans le cadre du Mois de l’économie sociale, les quatre employées veulent aborder des discussions envers ce modèle, elles qui pensent qu’il n’est pas assez mis de l’avant dans la société. Elles sont maintenant sur le point de lancer une balado où elles traiteront spécifiquement de cette thématique.

Pour l’une des quatre employées, Geneviève Rajotte Sauriol, qui a contribué à fonder Bleu Forêt en 2017, l’évolution vers le modèle d’économie sociale est venue naturellement, en grande partie parce qu’il rejoint beaucoup les valeurs des membres de l’équipe. En se tournant vers cette formule, l’équipe, composée de Geneviève, Sarah Drolet-Laflamme, Andrée-Ann Cloutier et Roxanne Lamy, avait pour but de poursuivre leur cadre de travail de communication en matière d’environnement.

« Ça va faire bientôt un an, qu’on est une entreprise d’économie sociale, explique Geneviève Rajotte Sauriol. On trouve ça merveilleux d’être passées d’une entreprise privée à celle d’économie sociale. On pense que c’est vraiment génial, et depuis le début on veut que les gens le sachent, puisqu’on n’en entend pas beaucoup parler. »

Geneviève trouve le modèle particulièrement intéressant, surtout depuis qu’elle a commencé à écouter elle-même des balados et des émissions qui traitent du sujet. Malgré sa connaissance limitée dans le domaine, ses collègues et elle voient cela en grande partie avec des lunettes roses, étant convaincues qu’il s’agit d’une méthode de faire qui pourrait sauver le monde, dans un avenir rapproché. Elles veulent profiter du mois de l’économie sociale pour amorcer des discussions en espérant de voir le modèle accroître de cette manière.

C’est au fil du temps, à travers plusieurs rencontres pour chercher des idées, entre collègues, qu’elles en sont venues à adapter ce modèle à leur mission, en tant qu’entreprise. Elles veulent faire en sorte que leur système d’affaires, qui rejoint des domaines comme l’environnement et l’alimentation de proximité, soit adapté en fonction du cadre d’économie sociale qu’elles préconisent.

« On voit vraiment l’économie sociale comme étant une forme juridique qui rejoint les secteurs d’activités dans lesquels nous travaillons, que sont l’environnement et l’alimentation. […] En économie sociale, notre but n’est pas de faire du profit, parce que si on vise ça, on risque de mettre à mal l’environnement, et choisir des options alimentaires qui ne sont pas les plus durables. Je pense que le lien est là: si ton but n’est pas de faire du profit, tu vas donc plus prendre en considération les impacts que tu as, » explique Geneviève.

Un balado le 21 novembre

Avec le balado Mêlez-vous de nos affaires, l’équipe de Bleu Forêt veut mettre en lumière plusieurs faits méconnus du public entourant le thème de l’économie sociale, en répondant à des questions qu’une grande partie de la communauté peuvent se poser.

Pour faire le balado, Geneviève explique avoir contacté de nombreux organismes, en particulier en Mauricie, pour aborder des discussions entourant le sujet. Elle a grandement axé les discussions sur les manières de faire des artisans du domaine, tout en penchant vers des solutions qu’elle pourrait trouver pour encourager des entrepreneurs à se diriger vers cette forme juridique.

« L’idée à la base est vraiment d’inviter des entreprises collectives de la Mauricie, des entrepreneurs/euses du territoire, et de les asseoir autour de la table pour se »mêler de leurs affaires« ! On veut voir ce que sont leurs chiffres d’affaires, leurs défis, pourquoi ils ont choisi ce modèle-là, » mentionne la femme d’affaires.

Une des entreprises qui fait l’objet d’un épisode est À la Fût. Ce restaurant, reconnu à prime abord par les festivaliers du Festival Western de St-Tite, où il est, doit tenter de faire vivre la culture cowboy à l’année, alors que le festival ne dure que deux semaines.

« L’entreprise d’économie sociale va là où l’entreprise privée ne va pas: en région, où il y a souvent moins de profit à faire. La priorité de l’économie sociale n’est pas de faire du profit, mais bien d’avoir un impact social », conclut Geneviève.

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