MYCO 2019 : la forêt dans l’assiette

RÉGION. Ce sont 13 restaurants de la région qui cuisineront les champignons et produits forestiers d’ici dans le cadre de la troisième édition de MYCO – Rendez-vous de la gastronomie forestière, du 3 au 6 octobre.

Les restaurateurs participants proposeront un menu trois services (entrée, repas, dessert). Les chefs devront mettre en valeur les comestibles de la forêt et les champignons dans leur menu spécial qui doit aussi obligatoirement comporter une glissante forestière, soit une pâte cuite dans un bouillon. Le plat devra comporter deux champignons différents et deux comestibles forestiers (noix, petits fruits, produit de l’érable

«On amène les chefs en des terrains un peu moins connus avec le défi cette année. Un jury de trois personnes présidé par le chef Fred Chappuis jugera le plat imposé de chaque restaurant participant. L’objectif de l’événement est que les comestibles forestiers soient consommés en Mauricie», précise Patrick Lupien, coordonnateur de la Filière mycologie de la Mauricie.

«MYCO est le plus important événement de gastronomie forestière au Québec. C’est le moteur d’un tourisme rural, le mycotourisme, qui favorise l’utilisation de comestibles frais et de qualité en circuits courts pour le plaisir gourmand », ajoute-t-il.

Quatre restaurants en seront à une première participation, soit La Bezotte, Le Lupin, Le Lutin Marmiton et le 100 Saint-Laurent.

Une croissance exponentielle

Lors de la deuxième édition de MYCO, 1600 plats ont été servis par les restaurants comparativement à 400 l’année précédente. Plus de 1700 participants ont également participé à l’une ou l’autre des 55 activités en lien avec la mycologie qui étaient proposées, pour des retombées totales de 41 000$.

«Cette année, on est passé à plus de 90 activités. Les gens participent et on voit qu’il y a un intérêt grandissant pour tout ce qui concerne la mycologie et la forêt. Le volet de MYCO dans les restaurants est l’occasion pour le grand public d’avoir accès aux comestibles forestiers. Le fait d’y avoir greffé les activités des guides mycologues, je pense que ça a permis de créer un tissu unique», explique M. Lupien.

L’an dernier, 18 nouvelles ententes entre des cueilleurs et des restaurants de la région ont été conclues à la suite de l’événement. «MYCO est l’occasion de souligner le caractère authentique des produits de la terre et des forêts de la Mauricie. Ça permet à la Mauricie de clamer sa gastronomie forestière et de s’imposer comme un grand pôle mycologique au Québec», souligne Laurier Mongrain, président du syndicat des producteurs forestiers de la Mauricie.

Pour sa part, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a annoncé une aide financière de 35 000$ à l’événement.

«La filière mycologie est importante pour développer le tourisme gourmand dans la région, fait remarquer Daniel Rioux, coordonnateur du Tourisme chez Innovation et Développement économique Trois-Rivières. Ce produit est en train de nous emmener sur de nouvelles bases en matière de tourisme gourmand. On veut développer ce volet dans le futur.»

Les menus spéciaux des 13 restaurants seront bientôt disponibles sur le site Internet myco04.com. La liste complète des activités en lien avec MYCO – Rendez-vous de la gastronomie forestière s’y trouve également.

Restaurants participants

  • Le 100 St-Laurent (Louiseville)
  • La Bezotte – Café de village (Yamachiche)
  • Le Baluchon – Éco0villégiature (Saint-Paulin)
  • Le Buck – Pub gastronomique (Trois-Rivières)
  • Épi, buvette de quartier (Trois-Rivières)
  • La Maison de Débauche (Trois-Rivières)
  • Le Lupin (Trois-Rivières)
  • Le Presbytère (Saint-Stanislas)
  • Le Lutin Marmiton (Saint-Élie-de-Caxton)
  • Le Temps d’une Pinte (Trois-Rivières)
  • Le Trou du diable (Shawinigan)
  • Microbrasserie Nouvelle France (Saint-Alexis-des-Monts)
  • Restaurant Zélé (Sainte-Flore)