Saint-Étienne-des-Grès: mobilisation pour un skatepark

Saint-Étienne-des-Grès: mobilisation pour un skatepark
Loïk Tailleur, Enzo Asselin-Beaulieu, Louka Lamothe, Simon Lessard, Sandrine Pratte, Thomas Therrien, Hugo Pratte, Francis Lessard et au centre, Laurent Pratte. (Photo : Photo Pier-Olivier Gagnon)

LOISIRS. La planche à roulettes, la trottinette, le patin à roues alignées et le BMX regagnent en popularité. C’est du moins ce que l’on peut constater lorsqu’on sillonne les rues des quartiers résidentiels de Saint-Étienne-des-Grès.

Pour leur permettre de pratiquer leur passe-temps favori, en toute liberté, dans un endroit conforme et sécuritaire, une dizaine de jeunes âgés entre 9 et 12 ans se présenteront à l’assemblée publique du 14 septembre, à Saint-Étienne-des-Grès, dans l’espoir de convaincre les élus stéphanois sur la nécessité d’investir dans l’aménagement d’un tout nouveau skatepark.

Cette municipalité a déjà eu, dans le passé, un site aménagé à cet effet au parc des Grès. Pour diverses raisons, notamment la désuétude des installations, la décision avait été prise de les démanteler et de ne pas les remplacer. Le site a ensuite été transformé en terrain de basketball.

Ainsi, des jeunes de Saint-Étienne-des-Grès ont, cet été, décidé de se réunir et de former un comité afin d’interpeler les décideurs locaux. Ils tiennent à faire valoir la pertinence qu’aurait une telle infrastructure dans leur milieu. «Ça fait un bout qu’on fait de la trottinette, bientôt deux ans, et nos parents sont un peu tannés de tout le temps faire des allers-retours vers Trois-Rivières pour aller nous reconduire au skatepark. Ça nous intéresserait d’en avoir un ici à Saint-Étienne», raconte Simon Lessard, l’un des jeunes impliqués.

Selon eux, un tel projet comporterait plusieurs bénéfices. «Avoir un espace comme on le souhaite permettrait de rejoindre un grand nombre de jeunes et d’adultes qui pratiquent ces sports, de créer un point de rencontre, en plus de favoriser l’activité physique. En même temps, on diminuerait le temps passé devant les écrans et les jeux vidéo, ce qui ferait bien plaisir à nos parents», lance pour sa part, Sandrine Pratte.

«C’est quelque chose qui leur tient à cœur et ils y croient vraiment.»

– Valérie Lachance

Le comité aimerait que ce futur skatepark puisse être équipé de plusieurs modules installés sur une surface en béton. Après avoir analysé différents emplacements, les jeunes proposent de réaliser le projet au parc des Grès qui constitue un point central dans leur village.

De nombreux appuis

Lors des derniers jours, les jeunes se sont rendus à plusieurs endroits dans le but de solliciter l’appui des gens de leur communauté. Plus de 250 signatures ont d’ailleurs été récoltées pour ce projet en à peine 72 heures. Le comité compte poursuivre son travail et obtenir l’appui des jeunes du 2e et 3e cycle de l’école Ami-Joie afin d’ajouter du poids à leur demande. Des entreprises privées et organismes ont aussi été invités à supporter le projet. Plusieurs de ces partenaires ont déjà manifesté le désir de soutenir la cause, dont Desjardins.

Valérie Lachance (mère de Sandrine, Hugo et Laurent Pratte) accompagne le groupe de jeunes dans leur démarche. Photo Pier-Olivier Gagnon

Source de fierté

Dans cette démarche, les jeunes reçoivent l’accompagnement d’une maman, soit Valérie Lachance. Celle-ci observe quotidiennement dans son voisinage des jeunes s’adonner à la pratique des sports à roulettes et constate tout le plaisir qu’ils procurent. «Des petits jump, il y en a partout, montre-t-elle. Nos enfants sont toujours dans la rue avec leur trottinette et leur skate. Je me suis offerte pour les accompagner et les aider à développer leur idée. C’est un beau projet. C’est quelque chose qui leur tient à cœur et ils y croient vraiment. Il y a beaucoup de choses à Saint-Étienne, mais pour les pré-ados et les ados, l’offre est limitée. On veut que nos jeunes soient actifs», explique Mme Lachance.

«Je trouve ça beau de les voir mettre du temps et des efforts sur ce projet-là. On se fait des petites rencontres. Ils sont toujours présents et ils font très bien ça. C’est une belle petite gang. Ça n’arrive pas souvent que des jeunes se mobilisent pour réaliser un aussi gros projet. On ne sait pas si ça va fonctionner, mais c’est très formateur pour eux. Si ça fonctionne, ils seront doublement fiers», souligne-t-elle.

Même s’ils auraient voulu profiter de cette infrastructure municipale lors de leurs vacances estivales, les jeunes de Saint-Étienne-des-Grès travaillent fort pour voir leurs efforts être récompensés l’été prochain.

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