Léa Baril, la Cole Caufield de la ligue collégiale
HOCKEY. Léa Baril connaît sa meilleure saison avec les Diablos du Cégep de Trois-Rivières (Hockey féminin – D2). Ce n’est pas peu dire pour celle qui avait connu une première saison de 26 buts, suivie d’une saison de 21 buts.
Sans surprise, la native de Saint-Léon-le-Grand trône au sommet des marqueuses du circuit avec 36 points en 22 matchs. Sa plus proche rivale non-Diablos, Andréanne St-Pierre, du Collège Édouard-Montpetit, cumule 23 points.
“C’est sûr que lorsque tu aimes ton sport, tu mets les efforts pour réussir et je m’engage autant que je peux pour performer dans ce que j’aime, lance-t-elle d’emblée. Les coachs font un très bon travail également pour te donner des conseils, dans le but de faire de toi une meilleure joueuse. Lorsque tu as la volonté, on dirait que c’est plus facile. Je donne toujours tout ce que je peux et j’y vais pour le plaisir.”
“L’équipe va bien aussi. On a vu certaines baisses d’énergie, mais avec l’école et le hockey, ça fait beaucoup en même temps. Lorsque tout va bien en équipe, on est capable de donner beaucoup.”
Ce qui impressionne surtout, c’est sa capacité à trouver le fond du filet. La joueuse de 20 ans a inscrit 19 buts en 21 parties, pour un total de 66 buts en 75 matchs. Bien qu’elle ne sache toujours pas ce que l’avenir lui réserve à l’automne 2027, elle entend poursuivre sa passion qui l’anime depuis tant d’années.
“Il me reste une autre saison ici et ensuite, je vais voir si j’ai l’opportunité de jouer universitaire. Je pense que je prendrais la chance d’y aller. Je veux rester le plus proche de chez nous, mais si je recevais une offre américaine, j’y réfléchirais beaucoup. Ce n’est pas tout le monde qui peut avoir cette chance-là alors j’écouterais. Mais pour le moment, je prioriserais davantage les universités du Québec en premier lieu.”
“C’est vraiment le fun de voir que le hockey féminin s’est développé (avec la nouvelle ligue professionnelle) et ça nous permet de croire aux rêves qu’on avait lorsque nous étions jeunes. Si tu mets beaucoup d’efforts et si tu es très engagée, c’est peut-être quelque chose d’envisageable. C’est sûr qu’il faut quasiment mettre les bouchées triples pour avoir cette occasion, mais c’est le fun de voir qu’il y a maintenant cette porte-là pour les joueuses”, conclut-elle.
L’an prochain, elle disputera sa quatrième et dernière saison avec les Diablos.
