La raquette: le sport de l’heure

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Par Sandra Lacroix
La raquette: le sport de l’heure
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Mode de déplacement de nos ancêtres, la raquette à neige a beaucoup évolué avec les années. De la patte d’ours à la raquette allongée en babiche, elle est maintenant disponible sous un format très différent, mais surtout très pratique.

Depuis trois ou quatre ans, la raquette à neige prend de l’ampleur au Québec d’une façon très impressionnante. Cette hausse en popularité est en partie due à la nouvelle conception, souvent avec un cadre d’aluminium, à tous les sentiers balisés et entretenus, etc. La Mauricie regorge d’ailleurs de pistes adaptées pour les amateurs (Shawinigan-Sud, Grand-Mère, le Parc national de la Mauricie, etc.).

Avec les froids intenses que connaît le Québec cet hiver, la randonnée en raquette à neige est des plus appréciées. En effet, l’exercice physique entraîné par ce sport, dans un sentier isolé du vent, font oublier les désagréments du froid et profiter pleinement des plaisirs hivernaux.

Par ailleurs, la raquette telle qu’on la connaît aujourd’hui est un sport très cardiovasculaire qui permet de travailler plusieurs muscles à la fois. De plus, pratiqué avec des bâtons, l’exercice est encore plus efficace, car les bras sont constamment en mouvement.

Bien s’équiper

Dans le choix d’un équipement adéquat, plusieurs éléments entrent en jeu. Il faut premièrement tenir compte du poids de la personne, de son budget et du type d’utilisation qu’elle fera de ses raquettes. En fait, la qualité de la raquette augmente avec le prix. «En payant plus cher, on gagne en légèreté, et souvent les matériaux sont garantis à vie», affirme Daniel Pagé, copropriétaire de la boutique Le Yéti de Shawinigan.

Beaucoup de compagnies de spécialisent dans la raquette. Des marques comme GV, MSR, Tubbs, Atlas et bien d’autres, sont disponibles dans pratiquement toutes les boutiques spécialisées.

Plusieurs autres éléments sont à tenir compte dans le choix d’une raquette, toujours selon l’utilisation, le type de terrain fréquenté, etc. Par exemple, le confort du harnais est presque primordial. Ainsi, il est toujours mieux de choisir des fixations simples à attacher, qui s’adaptent à tous les types de bottes.

On peut aussi choisir des raquettes avec plus d’options: cale de montée, système de pivot, plus de crampons, etc. «La cale de montée est un petit support que l’on relève lorsqu’il y a une bonne ascension à faire. Elle permet que le devant et le derrière de la raquette agrippent mieux et permet de reposer la jambe pendant la montée», explique M. Pagé.

La raquette à neige requiert un coût d’achat très raisonnable. En effet, toujours selon les besoins, il est possible de se procurer une paire à partir de 60$, jusqu’à 300$ et plus. D’autant plus que l’activité peut être pratiquée partout et que l’accès aux sentiers aménagés est souvent gratuit ou peu coûteux.

S’équiper pour faire de la raquette peut aussi vouloir dire acheter des bâtons rétractables, des guêtres (jambières pour tenir les pantalons et les bottes au sec), des vêtements adéquats, etc. Avec l’expérience et au fur et à la mesure que la passion se développe, l’adepte sentira le besoin de mieux s’équiper, pour affronter des terrains différents et relever de nouveaux défis.

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