Que du bonheur au compteur!

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Par Marie-Ève Veillette
Que du bonheur au compteur!
Sylvie Lafrenière. (Photo : Photo Marie-Eve Veillette)

LOUISEVILLE. En juin prochain, Sylvie Lafrenière franchira le cap mythique des 100 000 km à vélo. Elle pensait bien y parvenir cet été, mais les circonstances de la vie, jumelées à des obligations familiales, ont limité un peu ses coups de pédales. Qu’importe, elle sait maintenant qu’elle atteindra son objectif à un moment significatif pour elle: au fil d’arrivée du Grand Défi Pierre Lavoie.

Celle qui pratique activement le vélo depuis 1993 additionne les kilomètres à un rythme infernal. En 2015, elle en avait 87 125 au compteur, comme en témoigne le vieux morceau d’essuie-tout taché de café sur lequel elle tient depuis toujours le compte de son kilométrage… malgré tous les efforts de son conjoint pour conserver ces précieuses données à un endroit plus approprié!

Généralement, elle pédale entre 3000 et 5000 kilomètres par année. Toutefois, certains périples ont demandé un peu plus d’efforts à ses mollets, par exemple sa traversée du Canada en 2000 (10 000 km) ou encore son périple Key West – Louiseville à relais, en 2015. Elle en a vu, du paysage!

Si chaque sortie est unique, il n’en demeure pas moins qu’elles ont toutes un point en commun: elles lui font du bien. «Ce sont des rendez-vous de plaisir», commente-t-elle, sourire aux lèvres.

Et le mot «rendez-vous» ne pourrait être plus juste. En effet, chaque sortie est inscrite à son agenda. La raison est bien simple: elle ne veut tout simplement pas passer à côté de ces moments de bonheur. «Autrement, ce serait facile de faire autre chose que du vélo. Mais ça signifierait alors que je ne vivrais pas les heures de plaisir qui viennent avec!»

Et son agenda, on le devine, est plutôt bien garni! «Ma philosophie est la suivante: plus je vais passer du temps à faire des choses que j’aime beaucoup, moins il va m’en rester pour faire des choses que je n’aime pas ou que j’aime moins.»

Joindre l’utile à l’agréable

Il n’en demeure pas moins que Sylvie Lafrenière se fixe un objectif précis en termes de kilométrage à chaque début de saison. Ça l’aide, justement, à planifier ses «rendez-vous de plaisir» en conséquence. Parmi eux, on retrouve un bon nombre de randonnées caritatives, pour joindre l’utile à l’agréable: mettre sa santé au profit de belles et nobles causes, comme la sclérose en plaques, la fondation de l’hôpital de Louiseville, le cancer, le diabète et la promotion des saines habitudes de vie.

«Ça me rend heureuse, laisse-t-elle tomber. Le vélo n’est plus juste une passion que j’entretiens pour mon plaisir personnel. Il m’a amenée à soutenir ma communauté. Ça apporte tellement, côté humain, collectif et social!»

La pédale au fond

Femme énergique et déterminée, Sylvie Lafrenière a relevé toutes sortes de défis et vécu tout une gamme d’émotions depuis ses premiers coups de pédales, qui visaient, au départ, à chasser l’ennui pendant que son «chum» s’entraînait en canot.

Mais ce qui restera certainement gravé le plus longtemps dans sa mémoire, c’est probablement tout ce qu’elle a vécu ces dernières années en lien avec le Grand Défi Pierre Lavoie.

«J’ai rêvé pendant six ans d’y prendre part. Mais comme ça fonctionne par tirage au sort, mon rêve est resté un rêve. Jusqu’à ce qu’un de mes collègues me propose de relever un défi similaire, soit de parcourir Key West – Louiseville à relais afin de promouvoir les saines habitudes de vie auprès des jeunes», raconte celle qui est agente de communication à la Caisse Desjardins de l’Ouest de la Mauricie (CDOM).

L’expérience fut une grande réussite, et elle est devenue par la suite un laissez-passer direct – et inattendu – pour le Grand Défi Pierre Lavoie. En effet, l’instigateur du Défi a choisi leur projet comme «Coup de cœur», leur offrant du même coup une place assurée, durant cinq ans, au 1000 km que Sylvie Lafrenière convoitait tant!

«On avait amassé 135 000$ qui se sont transformés en projets concrets pour les jeunes. Que d’émotions! J’en parle et j’en ai des frissons. On fait vraiment une différence avec des activités comme ça.»

Et c’est le même principe qu’elle revit du côté du Grand Défi Pierre Lavoie: «Avec le 1000 km viennent des responsabilités: ramasser, à chaque participation, des sous pour la fondation du Grand Défi Pierre Lavoie. Nous, on s’est également engagés à parrainer les dix écoles de notre région, à raison de deux par année [pour la durée de notre laissez-passer]. On a décidé de leur remettre un grand total de 50 000$ en cinq ans.»

Ce sera chose faite en juin prochain. Tout comme son autre grande ambition: celle de franchir le cap des 100 000 km à vélo.

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