Ben Milot s’envole pour la Chine

Par superadmin

Le motocycliste originaire de Yamachiche, Ben Milot, est reconnu mondialement pour ses acrobaties en freestyle. Un seul continent n’a pas encore contemplé le phénomène québécois en altitude sur son cheval de fer: l’Asie. Ce constat sera désuet le 20 novembre prochain alors que Ben Milot commencera à travailler sur le prestigieux spectacle Trailer House of Dancing Water produit par Franco Dragone en Chine.

C’est sur l’Île de Macao, où les revenus générés par les casinos sont environ cinq fois plus élevés qu’à Las Vegas, que Ben Milot est attendu. De son propre aveu, Trailer House of Dancing Water est le plus grand spectacle aquatique sur la planète. La production de 230 millions de dollars a construit un stade uniquement pour le déploiement auquel prendra part Milot. Pendant cinq mois, il clôturera la représentation avec une manoeuvre ayant un coefficient de difficulté élevé qu’il contrôle bien, le backflip.

«C’est une première de mixer un spectacle de cirque avec du sport extrême, mais quand tu y penses, ça va de soi. C’est un gros pas pour le sport extrême», affirme-t-il.

Ben Milot s’envole vendredi pour aller rejoindre cinq pilotes de motocross qui complètent une équipe de 80 artistes avec qui il s’exhibera 10 fois par semaine. Son retour au pays est prévu pour le 16 avril et cinq jours plus tard, il reprendra le collier au Stade olympique pour la présentation du Monster spectacular.

«Je ne pensais jamais que c’était pour m’amener là quand j’ai commencé. C’est drôle parce que ma mère, avant que je commence, était allée voir une tireuse de cartes qui lui avait dit que je voyagerais beaucoup et que je ferais le tour du monde. Elle ne s’est pas trompée», lance-t-il.

Mais tous ces voyages ne se sont pas faits sans heurts.

Malgré les blessures

En 2010, après une saison bien remplie, Ben Milot s’apprêtait à faire un dernier tour de piste avant de prendre quelques semaines de congé et de profiter de l‘hiver.

Le vent d’octobre soufflait fort sur Louiseville ce jour-là.

«On aurait pu décider d’annuler le spectacle en raison du danger», se souvient Ben Milot.

Par contre, les promoteurs et les spectateurs attendaient impatiemment de voir leur héros local performer une dernière fois avant la saison morte.

L’athlète empruntait donc la rampe qu’il connaissait bien. Les deux premiers sauts avaient été réussis, la foule acclamait Milot. Toutefois, le troisième enchaînement de manoeuvres lui réservait une maligne surprise, il était confronté à une forte bourrasque qui l’obligeait à atterrir sur l’asphalte plutôt que sur la rampe.

«Le coup que ça l’a donné… je n’avais aucune chance. J’aurais dû caller off cette journée-là, c’est évident», relate-t-il.

L’athlète s’en tirait avec de multiples fractures et un séjour de deux semaines à l‘hôpital.

«On joue sur la limite de rester sur nos deux jambes ou de crasher, ça fait partie du thrill», opine-t-il. Sur son site Internet, on peut retrouver la liste des nombreuses récompenses que Ben Milot a méritées depuis ses débuts en motocross. Puis, comme des trophées, on y relate ensuite ses blessures de carrière: «Cassure de la jambe droite: 1991, commotion cérébrale: 1999, cassure du bras gauche: 1999, déchirure du ligament croisé antérieur gauche (genou): 2000, commotion cérébrale: 2002, cassure de deux doigts: 2003, cassure de deux vertèbres: 2005, déchirure du ménisque (genou droit): 2005, commotion cérébrale: 2006, cassure de la clavicule: 2006, cassure du poignet gauche: 2007, cassure de la cheville gauche: 2008, déchirure du ligament croisé antérieur (genou): 2009, fracture du fémur droit: 2010, fracture de l’humérus droit: 2010, fracture du coude droit: 2010.»

Comme quoi toute gloire a un prix.

Voir aussi: Ben Milot sur le plateau de Ça commence bien!

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