Legault a été affectée par des cloques d’eau, termine 12e à Montréal

Alexandre Geoffrion-McInnis, La Presse Canadienne
Legault a été affectée par des cloques d’eau, termine 12e à Montréal

MONTRÉAL — La deuxième place d’Emy Legault obtenue le week-end dernier à la Coupe du monde de triathlon de Huatulco, au Mexique, avait un prix qui y était rattaché. 

La Québécoise âgée de 26 ans a dû composer avec des blessures aux pieds, samedi, en route vers la 12e place lors de la finale féminine aux Championnats du monde de sprint et relais de Montréal, au Grand quai du Vieux-Port. 

«C’était possible (de faire un top-20), mais je ne m’attendais pas vraiment à ça. Il fallait que j’exécute mon plan à la perfection, et je crois que j’ai bien fait. Il y a quelques petits trucs que j’aurais pu faire mieux pour accéder à la super-finale, mais je suis vraiment satisfaite», a déclaré Legault quelques minutes après la conclusion de sa course.

La finale s’est déroulée en trois manches consécutives, les 10 athlètes les plus lents de chacune d’entre elles étant éliminés. Les athlètes devaient s’affronter sur un parcours de 300 m de natation, 7,2 km de vélo et 2 km de course à pied dans le Vieux-Port.

«Ç’a vraiment mieux été en course à pied en deuxième manche. Le top-10 était vraiment à ma portée, j’ai travaillé vraiment fort, et on dirait que la foule m’a portée pendant les 200 derniers mètres en m’encourageant. Je croyais vraiment pouvoir rattraper la Brésilienne (devant elle), mais il m’en a manqué un petit peu», a-t-elle poursuivi.

La Britannique Georgia Taylor-Brown a été sacrée championne du monde de l’épreuve individuelle féminine en 24:04, devant la Française Cassandre Beaugrand et la Britannique Beth Potter. 

Legault, de L’Île-Perrot, a fini derrière en 24:22. Sa compatriote, l’Ontarienne Dominika Jamnicky, a suivi au 28e échelon. Legault a tout de même admis qu’il s’agissait d’un résultat satisfaisant, d’autant plus qu’elle a été ralentie par des blessures aux pieds. 

«J’ai des ampoules de la course de la semaine dernière à Huatulco, qui n’ont pas eu le temps de guérir. J’ai enrubanné mes pieds, et je vais probablement être du relais mixte demain (dimanche). On va confirmer ça plus tard aujourd’hui, ou demain matin», a confié celle qui participait au format sprint pour la première fois de sa carrière après avoir pris part uniquement au relais l’an dernier à Montréal. 

Une vingtaine d’équipes nationales s’affronteront pour l’occasion, avec à l’enjeu des laissez-passer — deux masculins et deux féminins — pour cette épreuve lors des Jeux olympiques de Paris en 2024. La France étant déjà assurée de sa place au JO en vertu de son statut de pays-hôte, si elle l’emporte dimanche, alors les laissez-passer seront remis aux vice-champions du monde. 

Du côté masculin, le Britannique Alex Yee a été sacré champion du monde en 21:55, devant le Néo-Zélandais Hayden Wilde et le Français Léo Bergère.

Charles Paquet, de Port-Cartier, a terminé 19e en 22:36, tandis que le Manitobain Tyler Mislawchuk a suivi au 25e rang. De son côté, Jérémy Briand, de Sainte-Julie, n’a pu franchir le repêchage et il a terminé la compétition 33e. 

Après l’épreuve, Paquet s’est dit très heureux d’avoir percé le top-20. 

«Je voulais juste rentrer en finale, donc mon premier objectif était déjà atteint. Un top-20, ça fait du bien. J’ai fait quelques erreurs qui m’ont coûté quelques positions, mais le top-10 était tout de même très relevé aujourd’hui. Ça reste que courir à la maison, c’est formidable!», a lancé Paquet, qui compte participer au relais mixte dimanche. 

Pour sa part, Mislawchuk a qualifié sa course d’«embarrassante», et souligné qu’il avait souffert de blessures superficielles — quelques égratignures à un bras et à une jambe — après avoir été embouti par un cycliste récréatif peu avant le départ des qualifications vendredi.

La compétition a été particulièrement pénible pour les participants, qui ont dû s’exécuter sous un soleil de plomb et un thermomètre qui indiquait 29 degrés Celsius, 31 avec l’indice humidex.

La veille, lors des qualifications, les épreuves de triathlon avaient été réduites en duathlons en raison des récentes précipitations qui se sont abattues sur la région montréalaise, rendant le débit d’eau du fleuve St-Laurent trop dangereux pour les athlètes. Ce qui n’était pas le cas samedi.

Au total, 1500 participants, provenant de plus de 40 pays, s’affrontent dans diverses catégories dans la métropole au cours du week-end.

Il s’agit de la plus importante compétition internationale de triathlon tenue au Québec depuis les Championnats du monde de 1999.

Montréal accueille la cinquième étape de la saison des World Triathlon Championship Series après Hambourg, Abou Dabi, Yokohama et Leeds.

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