Protégeons le thon rouge

Photo de Rédaction - L'Écho de Maskinongé
Par Rédaction - L'Écho de Maskinongé
Protégeons le thon rouge

Il y a quelques jours, la principauté de Monaco a proposé que le thon rouge soit interdit de commerce international. La France s’est récemment ralliée à cette proposition, une décision qui pourrait faire basculer la position de l’Union européenne. Et la CITES, un organisme de l’ONU chargé de la protection des espèces menacées, souhaite que la proposition de Monaco soit adoptée. Cette décision pourrait être prise dès la réunion des 175 états membres de l’organisation qui se déroule du 13 au 25 mars à Doha.

 

Que se passe-t-il donc? Simplement et bêtement que le thon rouge, victime de la surpêche, est menacé de disparition.

 

Le thon rouge n’est pas seul à faire face à une disparition éventuelle. Sont de ce nombre: le saumon de l’Atlantique (d’élevage), la morue de l’Atlantique, l’aiglefin de l’Atlantique, le flétan de l’Atlantique, les pétoncles géants de l’Atlantique, le flétan du Groenland, pour ne nommer que les plus connus. Tous pêchés jusqu’au bord de l’anéantissement…

 

Heureusement, des pays, des organismes, réagissent pour empêcher que le pire ne se produise. Les consommateurs et leurs fournisseurs également, commencent à changer leurs habitudes. Le 4 février dernier, la chaîne Loblaw annonçait sa décision de cesser la vente de poissons «vulnérables»: les requins, les raies, le bar du Chili; de plus, elle s’est engagée à ne vendre que des aliments de la mer provenant de sources durables d’ici 2013. De son côté, Safeway Canada a retiré de la vente six espèces menacées; grâce à des dépliants distribués en magasin, elle informe ses clients de son nouvel engagement à améliorer la durabilité des fruits de mer. D’autres supermarchés au Canada emboîtent le pas.

 

Il était temps puisque, selon des données hautement fiables, 90 pour cent des grands poissons prédateurs ont déjà disparu de nos océans.

 

L’organisation Greenpeace fait un travail remarquable pour freiner et mettre fin à cette hécatombe; elle veille aussi à informer le consommateur pour que celui-ci ne contribue pas à vider les océans. Je vous invite à consulter son guide de consommation durable de poissons à : http://www.greenpeace.org/canada/fr/documents-et-liens/documents/epuise_v2

 

Steven Guilbeault

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires