La direction du CPE Les services de garde Gribouillis fait des « zigzags » avec la convention!

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Par Rédaction - L'Écho de Maskinongé

Après une négociation longue et difficile, les travailleuses des CPE Les services de garde Gribouillis pensaient avoir un moment d’accalmie, mais la direction en a décidé autrement.

En effet, dans le texte de la convention collective concernant les pauses rémunérées, le mot « éducatrice » apparaît pour désigner l’ensemble des travailleuses et travailleurs tel qu’il l’a été dans l’esprit des deux parties pendant toute la durée des négociations.
Cependant, quand la convention fût signée, la directrice, Jeannine Lemay, a décidé de l’appliquer « à la dure » comme le témoigne le mémo transmis aux travailleuses.

«À toutes les travailleuses concernées, La Direction du CPE Les services de garde Gribouillis a constaté une inexactitude dans l’application de la clause 16.5 de la convention collective signée le 8 février 2019. En effet, la pause-santé rémunérée prévue à la convention collective s’applique à l’éducatrice. Veuillez donc prendre note qu’à compter du 11 mars 2019, la pause-santé pour le personnel administratif et de soutien ainsi que pour les cuisinières ne sera plus rémunérée.»

La directrice refuse donc de donner un traitement équitable pour toutes les travailleuses. Des démarches syndicales ont été tentées pour raisonner la directrice, mais sans succès, ce qui a pour effet que six (6) travailleuses sont désormais coupées de salaire depuis le 11 mars 2019. Cette situation est inadmissible. De plus, il est important de savoir que par le passé toutes les travailleuses étaient rémunérées pour les pauses.

Comme si ce n’était pas assez, la direction démontre une attitude odieuse quand elle interdit aux travailleuses, dont les vacances ont été refusées, de pouvoir les remettre dans le calendrier annuel qui devait être établi en début du mois de mai.

Ceci a pour conséquence que certaines travailleuses ne savent pas à quelle date elles pourront prendre leurs vacances. Cela contrevient à la convention collective et à la Loi sur les normes du travail. En effet, la Loi des normes oblige la direction à informer les travailleuses au moins quatre semaines avant la prise des vacances.

À l’ère où tous s’entendent pour que les directions agissent sous le principe de l’équité, il est invraisemblable qu’une telle disparité de traitement et de discrimination soit acceptable de la part de la directrice.

Pour les travailleuses et travailleurs des trois installations des CPE Les services de garde Gribouillis, il est clair que l’attitude et les comportements de la directrice s’apparente à de la mauvaise foi. Ces gestes portés contre certaines travailleuses ne serviront qu’à envenimer et à miner le climat de travail.

La partie syndicale reste ouverte à la discussion pour retrouver l’équité ainsi qu’un climat de travail satisfaisant.

Le syndicat

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