Propos de Trump: Ottawa rappelle les sacrifices des soldats canadiens en Afghanistan

QUÉBEC — Le gouvernement Carney rejette les commentaires du président américain Donald Trump selon lesquels les alliés de l’OTAN seraient restés loin de la ligne de front en Afghanistan.

En point de presse vendredi à la Citadelle de Québec — quartier général du Royal 22e Régiment — le ministre des Finances et ancien cadet, François-Philippe Champagne, a rappelé les sacrifices des Canadiens.

Au total, 158 membres des Forces armées canadiennes, dont 14 «Van Doos», ont été tués en Afghanistan dans la foulée des attentats terroristes qui ont été perpétrés aux États-Unis le 11 septembre 2001.

«Je vous dirais qu’on n’a pas besoin de personne pour se rappeler du sacrifice des hommes et des femmes en uniforme», a réagi M. Champagne, selon qui M. Trump tenterait de «réécrire l’histoire».

«On est ici à la Citadelle de Québec, au cœur du Royal 22e Régiment. Les Canadiens sont fiers des hommes et des femmes qui ont servi. Ils sont reconnaissants», a-t-il dit.

«Les Canadiens admirent ceux qui ont fait preuve de courage dans les circonstances les plus difficiles. Je pense que je m’exprime au nom de l’ensemble des Canadiens pour les remercier», a-t-il ajouté.

Selon son collègue, le ministre de la Culture Marc Miller, qui a déjà servi comme réserviste, «tout le monde sait» que les commentaires de M. Trump sont «faux».

«Ici, il y en a plusieurs dont leurs photos figurent sur une place d’honneur au Royal 22e. Je présume que ça les touche très profondément, notamment leurs familles», a-t-il dit.

«On sait tous qu’il y a beaucoup de Canadiens qui ont laissé leur vie sur le champ de bataille en Afghanistan, plus par habitant que n’importe quel autre pays. C’est la réalité», a-t-il ajouté.

Les ministres du cabinet Carney étaient réunis à Québec, jeudi et vendredi, afin de préparer la session parlementaire qui s’ouvrira lundi.

Le premier ministre Mark Carney y a prononcé un discours sur l’unité canadienne, sans toutefois répondre aux questions des journalistes. Il a annulé un point de presse qui était prévu vendredi, citant un conflit d’horaire.