Dépistage rapide: Ottawa a payé 2,6 milliards $ et près de 5 $ par test en moyenne

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne
Dépistage rapide: Ottawa a payé 2,6 milliards $ et près de 5 $ par test en moyenne

OTTAWA — Le gouvernement fédéral a déboursé au moins 2,6 milliards $ pour environ 558 millions de tests de dépistage rapide de la COVID-19 depuis le début de la pandémie, ce qui équivaut à un coût moyen de près de 5 $ l’unité.

Ces acquisitions ont été faites entre le 1er avril 2021 et le 30 avril dernier, selon un document préparé par Santé Canada et récemment déposé au Parlement en réponse à la question d’un député conservateur.

Les données fournies permettent de calculer un coût de 4,66 $, en moyenne, pour chaque test.

Au départ, le Québec a tardé à recourir à ces dispositifs de dépistage rapide qui lui étaient fournis par le fédéral, lesquels sont moins fiables que les tests PCR. En juillet dernier, Radio-Canada a rapporté que seulement 4 % des tests rapides reçus avaient été distribués dans la population québécoise, relevant des proportions similaires dans d’autres provinces, comme le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique.

Cette faible utilisation est loin d’être demeurée au fil du temps puisque les tests rapides sont depuis largement utilisés. Leur recours s’est surtout accru quand plusieurs provinces ont restreint les tests PCR au dépistage des personnes les plus vulnérables, durant l’importante vague de propagation de l’hiver dernier causée par l’arrivée du variant Omicron.

Les données les plus récentes de Santé Canada accessibles en ligne indiquent que le Québec avait, en date du 10 juin, distribué 72 % des tests reçus par le fédéral au sein de sa population. C’est un pourcentage plus faible que pour l’Ontario (87 %), mais plus élevé que dans d’autres provinces comme la Colombie-Britannique (44 %) et l’Alberta (53 %).

L’Agence de santé publique du Canada compte mettre fin à ses envois aux provinces et territoires d’ici la fin de l’année, a signalé CBC au début du mois, en précisant que cette décision sera réévaluée d’ici là. Ottawa entend aussi maintenir une réserve de 100 millions de tests, a-t-on noté.

Déjà, le document récemment déposé au Parlement permet de voir qu’un peu plus de 95 millions de tests se retrouvaient entre les mains du fédéral en date du 30 avril. En effet, c’est l’excédent des 558 millions de tests achetés qui n’avait ni été alloué aux provinces, ni à des employeurs, ni à des ministères et organismes fédéraux, ni à des groupes communautaires.

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