La MRC renouvelle sa cartographie des zones inondables

La MRC renouvelle sa cartographie des zones inondables

Marc H. Plante, député de Maskinongé et adjoint parlementaire du premier ministre pour les régions et Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé et maire de Saint-Léon-le-Grand.

Crédit photo : Photo Pier-Olivier Gagnon

AMÉNAGEMENT. Afin d’améliorer la préparation et la gestion des risques, de prévenir les catastrophes naturelles et d’avoir un portrait plus précis de son territoire, la MRC de Maskinongé annonce qu’elle procédera à la mise à jour de sa cartographie des zones inondables.

À la suite des inondations printanières de 2017, le ministère de la Sécurité publique du Québec a annoncé son intention de mettre en place des solutions afin d’améliorer la préparation face aux grands sinistres comme les inondations et les glissements de terrain. Parmi ces solutions, Québec demande aux municipalités d’élaborer un plan de sécurité civile, plan qui sera obligatoire et qui devra être fait d’ici 18 mois.

De plus, le ministère a également décidé d’injecter près de 20 M$ destinés aux municipalités pour les soutenir dans la mise à jour de la cartographie des zones inondables.

En ce sens, le gouvernement accorde une aide financière aux villes les plus touchées par les inondations, soit Québec, Montréal, Gatineau et la MRC de Maskinongé. Cette dernière reçoit un appui financier de 1,5 M$ pour cette démarche d’actualisation. Le député de Maskinongé, Marc H. Plante, en a fait l’annonce, le 9 mars dernier.

«C’est un engagement de notre gouvernement d’aider les municipalités à être plus résilientes face aux inondations et aux changements climatiques. La cartographie des zones inondables, c’est un bon outil pour se préparer à faire face aux catastrophes naturelles et elle se doit d’être à jour», commente M. Plante.

«Dans la MRC de Maskinongé, il y a eu beaucoup de résidences touchées. Le plus catastrophique ici, c’est vraiment la durée des inondations. Généralement, elles durent trois semaines. L’an dernier, les inondations dans la région ont duré de six à huit semaines. Il faut donc bien identifier les zones inondables et une révision de la cartographie s’impose».

Dans certaines municipalités de la région, la plus récente mise à jour de la cartographie remonte aux années 80 tandis que d’autres ne possèdent tout simplement pas cet outil.

«La sécurité des citoyens et des citoyennes de la MRC de Maskinongé est au cœur des préoccupations et des décisions des élus. Il faut plus que jamais avoir une cartographie des zones inondables à jour et précise. Il faut être plus vigilant et se préparer à toute éventualité», reconnait Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé.

Cette démarche d’actualisation consistera principalement à effectuer des relevés sur le terrain et à mettre à jour la délimitation des zones inondables afin qu’elle soit intégrée aux documents de planification et à la réglementation municipale.

Par ailleurs, la MRC de Maskinongé prévoit élaborer un plan de communication et une trousse d’information destinée aux citoyens de la région. Ces documents seront notamment accessibles sur le portail de la MRC lorsqu’ils seront complétés.

Le saviez-vous ?

En Mauricie, 310 demandes de réclamation ont été adressées au programme d’aide financière du ministère de la Sécurité publique du Québec à la suite des inondations du printemps 2017. Plus de 1,7 M$ ont été versés jusqu’à maintenant.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon 

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