Le milieu se mobilise pour mieux manger

Le milieu se mobilise pour mieux manger

Des intervenants du milieu de la santé et des saines habitudes de vie font déjà la promotion de la saine alimentation dans la région et souhaitent que les municipalités embarquent dans ce mouvement.

Crédit photo : Photo gracieuseté

SANTÉ. Dans un souci d’amélioration du territoire, la MRC de Maskinongé offre un nouvel outil aux acteurs du monde municipal qui travaillent au développement et à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens de la région.

Adopté en juillet 2017, le Cadre de référence en saine alimentation de la MRC de Maskinongé fournit des orientations pour guider et accompagner les municipalités et les organismes afin d’améliorer l’offre alimentaire dans la région principalement dans les camps de jour, les patinoires extérieures, les arénas, les événements et les activités sportives.

Ce document est tiré des réflexions menées par le Comité de pilotage du cadre de référence en qualité de vie de la région qui comprend des intervenants de la MRC, de Maski en forme, de l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie (URLSM), de la Corporation de développement communautaire (CDC), du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) et du Plan d’action régional en saines habitudes de vie (PAR-SHV).

«Ce n’est pas une politique, c’est vraiment un cadre de référence. C’est au choix des municipalités de l’adopter ou non. Il y a vraiment des éléments intéressants et des trucs pour remplacer certaines choses dans l’assiette. Ce n’est pas un cadre restrictif. C’est un outil qui nous permet d’apprendre à manger mieux et de découvrir comment on peut le faire simplement», commente Marjolaine Cloutier, agente de communication à la MRC de Maskinongé.

La MRC de Maskinongé estime que les choix d’adopter de saines habitudes de vie relève des individus, mais ceux-ci sont grandement conditionnés par l’environnement dans lequel ils vivent. Bien que les municipalités ne possèdent pas, à elles seules, l’ensemble des leviers pour la création d’environnements favorables à la qualité de vie des citoyens, elles constituent des acteurs de premier plan en regard des pouvoirs qu’elles détiennent.

La nutritionniste du CIUSSS MCQ qui pilote le projet, Claudia L. Tourigny, fait actuellement la tournée des municipalités pour présenter cet outil aux élus.

«La saine alimentation est parfois mal perçue. On a l’impression qu’on veut tout changer, mais ce n’est vraiment pas ça qu’on veut faire avec ce cadre-là. On veut partir de ce que les gens font et ensuite améliorer. Il ne faut pas que ce soit une corvée de bien manger, mais plutôt que ça fasse partie de notre quotidien. On peut y arriver en faisant de petites choses», affirme Mme Tourigny en donnant comme exemple l’ajout des fruits, des légumes et de l’eau aromatisée aux traditionnelles boissons gazeuses, aux hot-dogs et à la bière lors des fêtes populaires ou des évènements sportifs.

«On vise vraiment le milieu municipal. Le but est principalement d’améliorer les offres alimentaires lors des évènements organisés par les municipalités, dans les camps de jour ou à la patinoire. On souhaite que les municipalités se mettent en action. Ce guide représente le petit plus qui manquait pour le faire».

Un fonds d’accompagnement et du soutien professionnel peuvent être offerts pour mettre de l’avant des initiatives concrètes visant une meilleure alimentation. Ce cadre de référence peut être consulté sur le site Internet Maski.quebec

En 2017…
– 12 municipalités de la MRC de Maskinongé sur 17 ont intégré des mesures en saine alimentation lors d’événements
– 8 municipalités étaient engagées à plus de 60% dans les 14 mesures favorisant la saine alimentation dans les camps de jour
– Une amorce a été faite pour améliorer l’offre alimentaire dans les arénas et les patinoires municipales extérieures

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

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