Une autre mesure pour soutenir la pêche blanche

Une autre mesure pour soutenir la pêche blanche

Crédit photo : Photo Archives - Le Courrier Sud

PÊCHE. Dans le but de stimuler l’intérêt envers la pêche hivernale, qui est un important moteur économique dans la région, Québec vient d’annoncer une mesure exceptionnelle: la gratuité pour les pêcheurs.

Du 1er décembre 2017 au 31 mars 2018, les résidents du Québec pourront en effet s’adonner, sans permis, à la pêche hivernale dans pratiquement toutes les zones de pêche de pêche au Québec, à l’exception de celles situées dans le Grand Nord (17, 22, 23 et 24).

Ces journées de pêche sans permis, légales uniquement dans les eaux où la pêche hivernale est autorisée, devront toutefois s’effectuer dans le respect de la réglementation en vigueur.

Le pêcheur devra respecter, notamment, le nombre maximal de lignes et d’hameçons par ligne. Il aura aussi l’obligation d’assurer une surveillance constante de ses lignes.

L’objectif est de valoriser la pratique de ce sport en tant qu’activité de plein air accessible et conviviale. On souhaite aussi favoriser le développement de la relève, puisque la pêche blanche est souvent une porte d’entrée pour les nouveaux pêcheurs.

Il faut noter que le Ministère ne procédera à aucun remboursement de permis de pêche déjà délivré et qu’il demeure obligatoire toute l’année dans les zones de pêche 17, 22, 23 et 24.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre du Plan de développement de la pêche au saumon et de la pêche sportive au Québec 2017-2022, pour lequel le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a obtenu 15 M$ pour les cinq prochaines années.

Elle s’ajoute au Programme de soutien à l’industrie de la pêche hivernale pour soutenir les pourvoiries et les centres de pêche qui sont touchés par l’interdiction des poissons-appâts vivants pour assurer une transition vers de nouvelles méthodes.

D’autant plus que le moratoire sur la perchaude dans le lac Saint-Pierre et son archipel, qui a grandement affecté l’industrie, a été reconduit pour un autre cinq ans, soit jusqu’en 2022.