Marie-Jeanne Decoste a le vent dans les voiles

Marie-Jeanne Decoste a le vent dans les voiles

Marie-Jeanne Decoste, artiste.

Crédit photo : Photo Marie-Eve Alarie

Nouvelle exposition «Mémoires de poissons»

ARTS VISUELS. Depuis son retour à Saint-Justin il y a quelques années, l’artiste Marie-Jeanne Decoste se laisse inspirer par le décor qu’elle côtoie tous les jours. Cela lui sert bien puisqu’elle  a le vent dans les voiles depuis plusieurs mois.

En février, son exposition Mémoires de poissons sera en vedette à l’Atelier Presse Papier de Trois-Rivières. Ses impressions numériques et ses sérigraphies se veulent une référence au passé et au patrimoine à travers des photos de pêche retravaillées.

«Le titre de l’exposition est un peu ironique, reconnaît-elle. C’est une expression reconnue pour parler de quelqu’un qui n’a pas de mémoire. C’est pour faire un parallèle avec notre génération actuelle versus le passé. L’exposition est beaucoup inspirée de photos d’archives tournant autour de la pêche. C’est un prétexte pour parler de nos racines et de la communication entre les générations. Si on ne communique pas, il y a un legs qui ne se fait pas d’une génération à l’autre. Ce sont des traditions qui se perdent.»

Le poisson revient souvent dans le travail de Marie-Jeanne Decoste. Le poisson a été l’élément déclencheur pour visiter ses sujets de prédilection, comme la nature, le monde rural et les traditions.

L’exposition regroupera une douzaine de tableaux, une grande impression numérique de six pieds de hauteur, ainsi que deux installations créées par son amie Joanie Pépin, qui collabore également à l’exposition.

«Elle aussi fait un retour vers la campagne. On s’est rendu compte qu’on traite de thématiques semblables. Ce sont donc nos mémoires de poissons mises en commun dans ce projet. C’est elle qui amène le volet 3D de l’exposition», précise Marie-Jeanne Decoste.

Artiste en milieu rural

«À mon retour, je me suis beaucoup questionnée sur ma carrière en tant qu’artiste dans une région. Je me demandais comment exploiter ça à partir de mon village. J’ai le goût de créer des possibilités. Tout est à faire», confie-t-elle.

Ces dernières années, elle a eu l’occasion de réaliser trois impressions numériques géantes qui sont affichées sur la rue Badeaux, aux côtés du Placotoir urbain, du côté de Trois-Rivières. Elle a aussi collaboré à l’exposition Vivre ensemble: 150 ans de multiculturalisme sur le comté de Maskinongé.

«Je suis heureuse: je suis occupée depuis quelque temps. Je pense que ça vient du fait que les arts se tournent beaucoup vers les différents publics. On n’est plus là pour parler entre artistes et théoriciens de l’art. On a envie d’ouvrir l’art à d’autres publics. Je pense que ma démarche s’imbrique dans ce courant de vouloir toucher les gens et de sortir l’art des galeries», note l’artiste de Saint-Justin.

 

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