L’attraction et l’intégration des immigrants au cœur des priorités

L’attraction et l’intégration des immigrants au cœur des priorités

Marc H. Plante, député de Maskinongé, Jonner Mina Sanchez, coordonnateur du SANA et Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé.

Crédit photo : Photo Pier-Olivier Gagnon

INTÉGRATION. Face à la pénurie de main-d’œuvre qui affecte les activités et le développement des entreprises, de nombreux acteurs socioéconomiques du milieu conjuguent leurs efforts pour attirer des immigrants et assurer leur intégration de façon durable.

À travers cette démarche, le Service d’accueil aux nouveaux arrivants (SANA) de la MRC de Maskinongé est fortement sollicité. Il a le mandat d’encourager la concertation des partenaires et de bonifier les démarches d’attraction et de rétention des personnes immigrantes.

La présidente du SANA, Laurence Requilé, souligne que l’accueil de la région peut faire toute une différence pour l’établissement des nouveaux arrivants.

«On n’a pas le choix de faire venir des immigrants pour réussir à répondre aux besoins des entreprises d’ici, rappelle-t-elle. Ça prend un bel accueil et des services pour les garder. Il faut accueillir tout le monde ensemble, peu importe les différences.»

À son avis, l’établissement et la rétention de ces personnes permettront de revitaliser à tous les niveaux notre région. Un avis partagé par le député de Maskinongé, Marc H. Plante, qui a annoncé dernièrement, au  nom du ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, David Heurtel, un soutien financier supplémentaire de 108 752$ au SANA pour l’aider à répondre aux besoins des entreprises du territoire.

«Nous sommes à notre deuxième annonce en l’espace de six mois en matière d’immigration dans la MRC de Maskinongé pour répondre à des besoins précis, rappelle le député. On est rendu à un point où le développement économique va très bien. On crée des emplois, mais maintenant ça prend des personnes pour occuper les postes disponibles. La MRC a une approche de régionaliser l’immigration et on doit se donner les moyens financiers pour atteindre nos objectifs. Le milieu, ici, travaille ensemble. C’est ce qui fait la différence et ça donne des résultats.»

Ravind Gopall, employé chez Lucyporc et membre du conseil d’administration du SANA, Marc H. Plante, député de Maskinongé, Jonner Mina Sanchez, coordonnateur du SANA, Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé, Marie-Michèle Turcotte, directrice des ressources humaines chez ATrahan Transformation (Olymel), Julie Beauparlant, directrice des ressources humaines chez Groupe Bermex et Laurence Requilé, présidente du SANA de la MRC de Maskinongé.

Emploi: l’enjeu de la mobilité

La mobilité est au cœur de l’enjeu de la recherche de main-d’œuvre dans la région.

Par exemple, pour aider à combler des postes dans son usine, Olymel, en collaboration avec le service de Transports collectifs de la MRC de Maskinongé, a mis sur pied un projet-pilote qui vise à transporter par autobus vingt travailleurs immigrants de la région, de leur domicile jusqu’à leur lieu de travail à Yamachiche, pendant 38 semaines.

«On offre un plan de transport adapté tout en maximisant nos opportunités de transport pour répondre aux besoins. Le projet est évolutif et c’est un service fiable. En plus d’être destiné aux travailleurs, il est ouvert à toute la population. Ça permet une économie d’argent pour les employés et il y a un volet environnemental. Tout le monde y gagne dans la collectivité», indique Valérie Bellerose, directrice du service de Transports collectifs de la MRC de Maskinongé.

La MRC de Maskinongé a accepté de se joindre au projet-pilote en offrant un montant de 10 000$. De son côté, le service de Transports collectifs de la MRC de Maskinongé contribue à la hauteur de 5000$ et l’entreprise Olymel débourse 39 000$ pour un projet estimé à 54 000$.

Le préfet de la MRC de Maskinongé souhaite que d’autres entreprises emboîtent le pas et se joignent à ce projet-pilote.

Le saviez-vous?

Le SANA effectuera une collecte de données et un diagnostic sur les besoins du milieu tout en assurant l’intégration harmonieuse et durable des personnes immigrantes dans la région.

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