Fin des horaires de faction dans la région

Fin des horaires de faction dans la région

Les paramédics de la région estiment que l'abolition des horaires de faction permettra d'offrir un meilleur service à la population.

Crédit photo : Photo archives - TC Media.

SANTÉ.  Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a annoncé, le 29 novembre dernier, l’abolition des horaires de faction des paramédics pour neuf zones, dont Louiseville et Saint-Paulin.

La nouvelle en a surpris plus d’un, à commencer par les paramédics de la région qui attendent l’abolition de l’horaire de faction depuis plusieurs années.

Les paramédics qui travaillent en horaire de faction sont sur appel à leur domicile 24 heures par jour et 7 jours par semaine. Or, le ministre Barrette a confirmé la conversion des horaires de faction vers des horaires réguliers à Louiseville et à Saint-Paulin afin d’améliorer l’efficacité des services préhospitaliers d’urgence dans la MRC de Maskinongé.

Louiseville

À Louiseville, cette annonce devrait entraîner l’ajout de deux à quatre paramédics à temps plein en caserne sur chaque quart de travail. «C’est une très bonne nouvelle tant pour nous que pour la population. Les horaires de faction existent depuis 1989 et c’était supposé être une mesure temporaire. Tous les syndicats se sont battus pour faire enlever ça et enfin, le ministre a décidé d’agir!», commente Keven Adams, président de la fraternité des paramédics de Louiseville affiliée à la FPHQ. Ce dernier estime que la pression syndicale était devenue très importante et qu’il peut peut-être s’agir là d’une mesure électoraliste.

Pour la population de Louiseville et des environs, cette nouvelle se traduit par une réorganisation des horaires des paramédics et possiblement l’ajout d’une équipe supplémentaire en caserne le jour et la nuit.

Saint-Paulin

À Saint-Paulin, cette nouvelle fait également des heureux. «C’est un plus pour la population et c’est aussi un pas dans la bonne direction. On a un vaste territoire et les délais de réponse sont importants. En instaurant des quarts de travail réguliers, on va diminuer le temps de réponse aux appels d’urgence. Par contre, le combat n’est pas terminé parce que d’autres secteurs dans la région ont toujours l’horaire de faction, notamment à La Tuque et à Manseau», confie Michel Beaumier, président du syndicat des paramédics du Cœur-du-Québec (CSN) et représentant des paramédics de Saint-Paulin.

Pour le secteur de Saint-Paulin et des environs, l’abolition des horaires de faction se traduit par la création de quatre postes à temps plein. La zone de Saint-Alexis-des-Monts serait toujours couverte par une ambulance de jour entre 8h et 16h alors qu’à Saint-Paulin, en plus de l’équipe qui travaille le jour en caserne, un quart de travail régulier s’ajoutera la nuit.

Néanmoins, bien que cette nouvelle soit accueillie très positivement par les paramédics de la région, leur bataille n’est toutefois pas complètement gagnée. Ils cherchent toujours à renouveler leur convention collective échue depuis le 31 mars 2015. L’autre point en litige est également celui des fonds de pension.

Les changements prévus concernant l’abolition des horaires de faction devraient entrer en vigueur d’ici le 1er avril 2018, selon les paramédics. Cinq véhicules ambulanciers à temps complet le jour et trois la nuit devraient maintenant être disponibles pour intervenir aux appels d’urgence dans la région.

Le député de Maskinongé se réjouit

Appelé à commenter le dossier, le député de Maskinongé estime que le gouvernement a répondu à une préoccupation des paramédics.

«C’est une excellente nouvelle. On sait que c’était quelque chose que les ambulanciers réclamaient depuis longtemps. J’ai rencontré de nombreux ambulanciers au cours des dernières années et le point qui revenait toujours c’était vraiment les horaires de faction. On a un grand territoire, nos ambulanciers couvrent beaucoup de kilomètres et ça va permettre d’avoir de meilleurs délais de réponse. On va offrir de cette façon un meilleur service à la population», mentionne Marc H. Plante.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon