Éveline Gélinas de Saint-Boniface dans «Les Belles-Sœurs»

Éveline Gélinas de Saint-Boniface dans «Les Belles-Sœurs»

Éveline Gélinas de Saint-Boniface (à l'extrême gauche) fait partie de la distribution.

Crédit photo : (Visuel tiré de Facebook)

SPECTACLE. En 1968, Michel Tremblay signait la pièce de théâtre <@Li>Les Belles-Sœurs<@$p>, une œuvre qui a révolutionné le paysage culturel du Québec. Cinquante ans plus tard, le public est invité à redécouvrir ce classique présenté, cette fois-ci, sous la forme d’un théâtre musical.

Sous la musique de Daniel Bélanger et René Richard Cyr au livret, on redécouvre différemment l’histoire de Germaine Lauzon, une ménagère du Plateau Mont-Royal qui remporte un million de timbres-primes et qui voit, du coup, sa vie être complètement bouleversée. Elle invite ses sœurs et ses voisines à une veillée de collage qui ne sera pas de tout repos!

C’est Kathleen Fortin qui campe le rôle principal de Germaine Lauzon. Elle est notamment entourée de Sonia Vachon, dans le rôle de Rose Ouimet, et d’Éveline Gélinas, qui interprète Pierrette Guérin.

Lorsque René Richard Cyr l’a contactée pour lui offrir le rôle de Pierrette Guérin, la comédienne originaire de Saint-Boniface n’avait d’autre choix que d’accepter.

«Je ne pouvais pas refuser ça. J’avais été bouleversée par cette pièce quand j’ai vu la première mouture de sa version musicale. C’est un cadeau! Pierrette est super intéressante. Elle est la rebelle, celle qui refuse de vivre dans le monde des Belles-Sœurs. Pour moi, elle est une avant-gardiste. Elle a quelque chose de très moderne et Michel Tremblay a été visionnaire en créant ce rôle à l’époque. Et j’adore les chansons que j’ai à interpréter», confie Éveline Gélinas.

C’est d’ailleurs au Cégep de Shawinigan qu’elle a découvert pour la première fois ce classique du théâtre québécois. Alors étudiante en Sciences humaines avec mathématiques, elle avait suivi un cours de théâtre lors duquel ils avaient monté Les Belles-Sœurs.

«Je me souviens avoir trouvé impressionnant que ça ne soit que des femmes», souligne-t-elle.

La pièce Les Belles-Sœurs se distinguait, à l’époque de sa création, par son utilisation du joual québécois, une véritable révolution dans le milieu du théâtre d’ici. Mais si elle a réussi à traverser le temps et à trouver encore un écho en 2018, c’est par son propos, croit Éveline Gélinas.

«Michel Tremblay dépeint des femmes écrasées par le quotidien qui osent prendre la parole, même si c’est entre elles dans une cuisine. C’est moderne, avance-t-elle. Dans la chanson Maudit cul, on découvre que Rose subit les avances de son mari deux fois par jour, 365 jours par année. Elle chante: «J’aurais dû dire non». Ce sont des paroles qui résonnent autrement, aujourd’hui, dans la foulée du mouvement #metoo. Les Belles-Sœurs, c’est aussi la jalousie, l’envie, le rire et les larmes.»

Dans ce nouveau projet, la comédienne renoue également René Richard Cyr à la mise en scène, avec qui elle a collaboré à plusieurs reprises depuis le début de sa carrière, dont une autre comédie musicale, Les Parapluies de Cherbourg.

Devant sa famille

Le théâtre musical Belles-Sœurs est présenté à la salle J.-Antonio-Thompson de Trois-Rivières depuis le 3 août. Pour Éveline Gélinas, c’est comme si elle revenait à la maison.

«Je connais la région. Je sais que beaucoup d’amis et de ma parenté seront là. Venez nous voir. Les plus jeunes découvriront un grand auteur. C’est une réalité qui est la nôtre et la pièce est jouée à travers le monde. Ça a cette particularité d’être un spectacle à grand déploiement qui touche dans l’intimité. Je crois que les spectateurs vont passer une belle soirée», conclut-elle.

Belles-Sœurs | Salle J.-Antonio-Thompson | Représentations à venir 10-11-14-18 août, 20h | Billets: 819 380-9797 ou enspectacle.ca

 

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