Quand la danse rencontre le chant choral

Quand la danse rencontre le chant choral

Nadège St-Arnaud, interprète en danse contemporaine, signera cette année sa première production à titre de chorégraphe et directrice artistique, avec «Paysages humains». Elle entamera par la suite d'autres projets du genre avec Koko collectif, un collectif artistique réunissant elle-même, Marie-France Jacques, Sarah Harton et Édith Doucet.

Crédit photo : Photo gracieuseté

SPECTACLE. Le mois de mai marquera le blitz final d’un projet artistique sur lequel planche Nadège St-Arnaud depuis quelque temps déjà. Il sera présenté les 2 et 3 juin à la salle Anaïs-Allard Trois-Rivières.

Ce projet, baptisé «Paysages humains», mixera la danse contemporaine au chant choral. Il mettra en vedette trois danseuses (Marie-France Jacques, Sarah Harton et elle-même) ainsi que les voix de la chorale L’Orphéon de Saint-Élie-de-Caxton.

La résidente de Saint-Paulin est fébrile, car il s’agit de son tout premier projet à titre de directrice artistique et  chorégraphe. «Je suis nerveuse parce qu’à la base, je suis formée pour être interprète, confie la diplômée de l’école de danse contemporaine de Montréal, installée dans la région depuis un peu plus de deux ans. C’est aussi la première fois que je me dévoile comme artiste en Mauricie. Il y a donc plein d’enjeux pour moi derrière ce projet.»

«La danse est une forme d’expression dans laquelle on est incroyablement libre. Ton instrument, c’est toi. Une représentation de qui tu es.»

– Nadège St-Arnaud

Malgré la nervosité, elle est consciente qu’il s’agit d’une belle opportunité pour briser la glace. Elle se concentre donc sur l’objectif premier du projet: démontrer que la danse contemporaine peut être un art accessible. «Il y a plein de préjugés par rapport ça. Les gens trouvent ça bizarre. Je veux changer cette vision avec mon spectacle. Je veux toucher les gens; aller chercher leur sensibilité.»

Une bonne partie de ce mandat passera par la mise en scène, ajoute l’artiste de 27 ans. «L’aspect visuel sera important. Il y aura un gros travail au niveau des jeux de lumières et beaucoup de costumes. Les voix feront partie intégrante de la mise en scène, tout comme la présence physique des choristes, qui occuperont l’espace de sorte à créer des paysages sur la scène. Ils auront donc parfois à défiler pendant qu’on danse. Je ne veux pas qu’ils restent  toujours en retrait et statiques.»

Tout, de ce spectacle, aura de quoi surprendre le public. Y compris la musique, créée par Julie Hamelin de Saint-Élie-de-Caxton. «Ça fait des mois qu’on travaille là-dessus.  Il s’agit de matériel exclusif à  ce spectacle. Et comme je voulais que le tout soit universel, on a laissé de côté les paroles. La chorale interprétera cette musique en chantant plutôt des sons. Pour ajouter un peu de profondeur à tout ça, un violoniste et un percussionniste devraient se joindre au projet.»

Les partitions sont maintenant entre les mains de la chorale, qui a commencé en février à  pratiquer en vue du spectacle. De leur côté, les trois danseuses planchent sur les chorégraphies, qui intégreront solos, duos et trios de danse contemporaine. Nadège St-Arnaud prévoit qu’une centaine d’heures de répétition seront nécessaires en tout.

Le spectacle durera 1h15. Pour sa réalisation, l’artiste, qui est aussi enseignante en danse-études à l’Académie des Estacades, a obtenu un montant de 14 000$ de Culture Mauricie.

Paysages humains | 2 juin à 19h et 3 juin à 14h |Billetterie: enspectacle.ca

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