Robert Lessard, un véritable artiste de la scie à chantourner

Par superadmin

Robert Lessard, natif de Sainte-Ursule, et son épouse, Brigitte Gagnon, née à Saint-Justin, résident à Greenwood, en Indiana, au pays de l’Oncle Sam depuis 1958. Ils sont tous deux âgés de 83 ans.

M. Lessard, fils d’Eugène, a gagné sa vie aux États-Unis comme technologiste médical. Il possédait un laboratoire privé. Il est retraité depuis 1985. Mme Gagnon, pour sa part, est la sœur de M. Yvon Gagnon de Louiseville, autrefois de Saint-Justin, bien connu comme étant « le laitier Gagnon ».

Artiste

Depuis environ cinq ans, le couple Lessard-Gagnon passe une partie de la saison estivale au gîte situé sur l’emplacement du Moulin Saint-Louis, à Sainte-Ursule. Ils en profitent pour visiter la parenté qui vit toujours dans la région, en plus d’aller à la découverte d’autres régions du Québec. Lors de notre rencontre avec M. Lessard et Mme Gagnon, ils élaboraient la possibilité de « faire le tour de la Gaspésie ».

Dans leurs bagages de vacances, on retrouve ce que tout voyageur apporte avec lui (et elle) en pareille circonstance. Mais M. Lessard apporte avec lui certains éléments qu’il est l’une des seules personnes (sinon la seule) à posséder: une scie à chantourner. Une pièce qui lui permet de réaliser de véritables chefs-d’œuvre de sculpture et ce, faits mains. Il pourrait le faire mécaniquement mais le technologiste médical est d’avis qu’il va plus vite à la main qu’avec sa machine.

Sa scie est une véritable petite merveille. Il l’a commandée en 1937 à Durham, en Angleterre. Il en prend un soin jaloux, on le comprendra bien… Il lui faut des patrons, du bois qui provient d’aussi loin que l’Afrique du Sud, le Brésil et autres pays à travers le monde.

Avec ses matériaux et sa scie « magique », sa petite table de travail, il passe son temps à réaliser de véritables œuvres d’art. Il est un habile sculpteur d’articles délicats d’une grande beauté, des articles qu’il offre en cadeau à des parents, des amis.

Il a appris à travailler de genre d’articles délicats des Sœurs de la Providence, à l’époque où il fréquentait l’ancien et réputé Couvent de Sainte-Ursule. « Je suis le seul aux États-Unis à faire ces pièces à la main »,dit fièrement M. Lessard. Ses réalisations artistiques l’ont même amené à des émissions sur les grands réseaux de télévision américains. Rien de moins !

Parmi les essences de bois qu’il utilise pour la réalisation de ses travaux, on retrouve l’érable, le chêne, le frêne, l’acajou, le pin, etc.

Avec la précision d’un chirurgien, le nonagénaire réalise, encore aujourd’hui, de véritables petites merveilles et ce, même lorsqu’il est en vacances. Pour rien au monde, il partirait pour plusieurs semaines sans avoir dans ses bagages tout ce qu’il faut pour produire ses sculptures. De son œil aguerri, avec sa main sûre, sa vaste expérience, M. Lessard ne cesse d’épater ceux et celles qui voient ses travaux.

Cet été, c’est donc à Sainte-Ursule, entre autres, qu’il réalise de petites merveilles dont il fera cadeau à sa parenté et son entourage. Des pièces uniques « Signées Robert Lessard ».

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