Maskinongé: un projet mobilisateur est en chantier

Maskinongé: un projet mobilisateur est en chantier

Jacques Damphousse, conseiller municipal et fondateur de la Société d'histoire et de généalogie de Maskinongé.

Crédit photo : Photo Pier-Olivier Gagnon

Société d’histoire et de généalogie de Maskinongé

MASKINONGÉ. Le conseiller municipal de Maskinongé Jacques Damphousse vient de se lancer dans un projet historique qui lui tient grandement à cœur. Il a décidé de créer la Société d’histoire et de généalogie de Maskinongé (SHGM), un organisme indépendant sans but lucratif et appuyé par la municipalité.

«L’histoire, c’est tes racines! C’est la base de la vie! Il y a un intérêt flagrant pour l’histoire et la généalogie à Maskinongé. Je le sais depuis longtemps», lance-t-il d’entrée de jeu.

Sa passion pour l’histoire l’a amené à s’impliquer au sein du Comité de toponymie de Maskinongé avant son élection. Ce Comité a été créé par le conseil municipal le 7 mars 2016 et son rôle consiste essentiellement à étudier les aspects historiques et géographiques de Maskinongé qui doivent être mis en valeur, à consulter les citoyens intéressés par le sujet, à établir une banque de noms de lieux en accord avec les règles de la Commission de toponymie du Québec et de conseiller les membres du conseil municipal quant à l’attribution des noms de lieux.

Aujourd’hui, cette nouvelle démarche visant la création de la société d’histoire et de généalogie s’inscrit dans la volonté de Jacques Damphousse de faire de l’histoire un aspect inévitable dans le développement et la mémoire de sa communauté.

«C’était quelque chose qui manquait ici. Il faut réveiller la mémoire collective des gens de Maskinongé. Il y avait des projets, mais ils n’aboutissaient pas. Ça prend beaucoup de temps pour s’occuper de ça. Comme je suis maintenant retraité, j’ai décidé de m’impliquer de cette façon. J’ai l’intention de transmettre et partager ma passion. Je suis convaincu qu’avec la réalisation de ce projet, encore plus de gens vont s’intéresser à notre histoire», confie M. Damphousse.

«Il faut réveiller la mémoire collective des gens de Maskinongé»

– Jacques Damphousse

Première initiative

Pour bien amorcer son projet et tâter le pouls des citoyens, le Maskinongeois a d’abord annoncé ses intentions en créant un groupe Facebook sur lequel sont diffusées diverses publications et images en lien avec l’histoire de Maskinongé. À ce jour, plus de 375 personnes ont joint ce regroupement de gens passionnés par l’histoire et la généalogie.

«J’ai décidé de faire les choses une étape à la fois. C’est primordial de bien établir les bases avant de développer davantage le projet. La généalogie, ça va intéresser un paquet de monde. Et l’histoire, c’est relié avec la généalogie. Les gens participent beaucoup sur Facebook et ça éveille les souvenirs lointains de plusieurs personnes. J’ai décidé de partir ça par pur intérêt. J’ai beaucoup d’intérêt pour l’histoire et surtout pour celle de Maskinongé. J’aime Maskinongé! Les gens qui embarquent et qui partagent du contenu sont bien intéressants», souligne-t-il.

Évidemment, Jacques Damphousse n’entend pas s’arrêter là. Il est actuellement à la recherche d’un local pour héberger la Société d’histoire et de généalogie de Maskinongé. «Pour bien opérer, ça prend un local performant et polyvalent où il y a une possibilité d’avoir des ordinateurs et Internet. On veut que les gens puissent venir faire des recherches gratuitement, entre autres, pour travailler sur leur arbre généalogique. Ça, c’est une chose! Ensuite, il faut que je regroupe toute la bibliothèque des archives de Maskinongé à cet endroit-là», poursuit le conseiller municipal et responsable de la SHGM.

Une rencontre déterminante

La Société d’histoire et de généalogie de Maskinongé tiendra sa première assemblée générale annuelle le 17 février prochain à 13h au centre communautaire de Maskinongé. Toute la population est invitée à cet évènement. C’est lors de cette rencontre qu’un premier conseil d’administration, composé de cinq membres, sera formé. M. Damphousse espère que des citoyens se montreront intéressés par les postes offerts.

«Je veux que les gens s’intéressent à notre histoire; autant les jeunes que les moins jeunes. Présentement, l’intérêt est si grand que je ne pense pas avoir de difficulté à recruter des gens. Le bénévolat est très fort à Maskinongé. C’est une force pour notre milieu. On voit ça de moins en moins ailleurs. Je vais me servir de l’implication de ces gens pour bâtir cet organisme et ainsi le développer. Je veux qu’on forme une équipe du tonnerre. J’ai des idées, mais je suis aussi à l’écoute», observe Jacques Damphousse.

Ce dernier prévoit également informer la population un peu plus vieillissante ou qui ne serait pas active sur Internet de l’existence de ce nouvel organisme dans la communauté avec un envoi postal.

L’organisme pourrait être opérationnel à compter de l’automne 2019. Pour s’informer sur l’évolution du projet, les citoyens pourront consulter un onglet sur le site Web de la Municipalité de Maskinongé, au http://www.mun-maskinonge.ca/

Le livre historique de Maskinongé sera réédité

Parallèlement à la mise sur pied de la Société d’histoire et de généalogie de Maskinongé, Jacques Damphousse envisage aussi réaliser l’un de ses rêves.

«Ça parait peut-être audacieux mais éventuellement, je veux rééditer le livre d’histoire de Maskinongé. La dernière édition du curé Jacques Casaubon date de 1982. C’est un travail colossal, de moine, mais c’est mon bébé. Ce serait un bel accomplissement personnel», raconte-t-il.

«Ce sera un livre d’histoire sur les gens de Maskinongé, ceux qui se sont impliqués et qui ont donné du temps pour la municipalité. Ce sont eux qui ont fait l’histoire. On va en avoir long à écrire, mais ça ne fait rien. On va être super fier de ce livre-là. Il va être épais!»

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