Jean-François Blais, entre Yamachiche, Québec et Montréal

Par Boris Chassagne | Initiative de journalisme local
Jean-François Blais, entre Yamachiche, Québec et Montréal
Le réalisateur Jean-François Blais (Photo : courtoisie)

CULTURE. Rien ne semble pouvoir arrêter le réalisateur télé à succès, Jean-François Blais. Celui qui aura entre autres travaillé sur les locomotives que sont La Voix, En direct de l’univers ou L’Écuyer, vient d’être nommé vice-président au contenu et producteur exécutif associé chez SISMYK, la filiale musicale de la boîte de production de ComediHa!

Jean-François Blais reprend cette fois son élan depuis son chalet de Yamachiche transformé en bureau et résidence principale.

«On a essayé de rentrer deux maisons dans un chalet, mais… on se cherche une terre à bois pour se construire quelque chose. Je veux avoir de l’espace et vivre la campagne à temps plein. Je veux avoir grand. J’ai une vue extraordinaire sur le fleuve et lac Saint-Pierre. C’est magnifique, peu importe l’heure, la vue que j’ai le matin le soir, ma blonde trippe. J’ai hâte de me lever le matin juste pour voir le lever du soleil. Et le temps que je perdais à passer d’une réunion et d’un studio à l’autre. Je pense que c’est le stress qui a ralenti, la pression aussi. D’être à Yamachiche, ça me permet d’être chez nous. On profite vraiment de la campagne, de la marche, de la raquette, de la motoneige.»

Et comme il travaille autant à Québec qu’à Montréal, la Mauricie est le point central parfait. «On est revenus ici pour y rester», assure Jean-François Blais, originaire de Louiseville.

La pandémie aura donc permis à Jean-François Blais d’assumer les décisions qu’il avait prises l’an dernier.

«J’avais besoin de prendre un recul. J’ai été à 200 miles à l’heure pendant… (soupir)», on dirait trop longtemps! «Ça a été des années très intenses», explique M. Blais. À SISMYK, les journées sont très occupées, mais c’est autre chose.»

Prendre le virage

L’espace et l’horizon que lui offre Yamachiche dégagent l’esprit. Plein de trucs lui trottent dans la tête. Ça tombe bien, on l’a engagé pour ça! «J’ai une nouvelle division à bâtir et à construire. Je me bâtis un inventaire de concepts originaux pour la télé et pour la scène. Ça va revenir un jour!»

M. Blais travaille depuis la fin décembre à peaufiner une vingtaine de concepts télé. Plusieurs ont déjà été présentés à des diffuseurs. Nul doute que des émissions de variétés font partie du lot.

«Je ne m’arrête pas aux télédiffuseurs ni au marché québécois. Ce qu’on construit peut être exportable. J’ai été approché pour développer des idées, je pars de la base».

Une base qui a été largement déployée.

«Oui, il y a de la télésérie, de la dramatique, du documentaire. Je m’intéresse à l’humour, à l’actualité. C’est large. C’est dans mon ADN d’aller vers les gens», explique Jean-François Blais. Il sort tout juste de la série L’ABRI, son dernier gros projet diffusé sur la plateforme ComediHa.tv.

Rien ne sert de tenter de lui tirer les vers du nez pour annoncer une primeur. «J’ai des projets, mais je ne peux pas en parler! Tout vient à point à qui sait attendre!»

 

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