Balades audioguidées: Saint-Élie-de-Caxton se croise les doigts

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Par Pier-Olivier Gagnon
Balades audioguidées: Saint-Élie-de-Caxton se croise les doigts
Saint-Élie-de-Caxton espère obtenir une dérogation pour présenter les balades audioguidées en carriole lors de l'été 2019. (Photo : Photo courtoisie – Tourisme Mauricie)

Balades audioguidées

TOURISME. La Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton saura d’ici la fin du mois si elle pourra toujours compter sur la présence des balades audioguidées en carriole dans sa programmation, à tout le moins pour l’été prochain.

En décembre dernier, l’attraction phare de l’industrie touristique de Saint-Élie-de-Caxton a été déclarée illégale en vertu de l’article 428 du Code de la sécurité routière qui stipule que personne ne peut prendre place dans une remorque en mouvement à moins que le chemin utilisé soit fermé à toute autre circulation.

Pendant la période du temps des Fêtes, les balades avaient été tolérées par les autorités puisque le conseil municipal avait accordé un contrat à une firme pour fermer les rues. Cette mesure s’appliquait seulement pour la Féérie de Noël 2018. «On a fermé les rues, mais c’était l’hiver et il n’y avait pas beaucoup de monde. On ne peut pas faire ça dans le village, quatre fois par jour l’été, c’est impossible. Ça va coûter très cher et techniquement ça pas de bon sens. Il y a beaucoup de gens chez nous l’été», indique Charline Plante, conseillère municipale.

«On attend après le décret ministériel, c’est le seul moyen de s’en sortir pour cet été.»

– Charline Plante

Or, comme Saint-Élie-de-Caxton s’apprête à préparer la saison touristique estivale où les balades sont aussi organisées, les représentants de la municipalité ont fait pression sur le député local Simon Allaire ainsi qu’auprès du gouvernement provincial afin d’obtenir une dérogation. «Le conseil municipal ne s’est pas encore positionné là-dessus parce qu’on attend la réponse du gouvernement. On sait que si on ne ferme pas les rues, c’est illégal. Présentement, ce qu’on veut, c’est avoir un décret ministériel pour au moins l’été 2019 afin de permettre les balades comme c’était le cas avant, le temps de se virer de bord pour regarder une autre solution. On veut continuer d’offrir quelque chose de semblable et d’aussi intéressant si on ne peut plus présenter les balades sous cette forme-là», confie Mme Plante.

Une réponse attendue

Chaque année, des milliers de touristes visitent Saint-Élie-de-Caxton, notamment pour découvrir l’histoire du village et le contenu original des balades audioguidées. D’ailleurs, ces visiteurs se prennent à l’avance pour réserver leur place. La preuve, le Bureau d’accueil touristique a déjà, à cette période de l’année, reçu des appels pour des groupes qui souhaitaient réserver l’activité. Pour l’instant, impossible de compléter les réservations puisque le sort réservé à la balade en carriole n’est toujours pas connu. «On devrait avoir des nouvelles d’ici la fin février», répond la conseillère municipale, en précisant que les balades à pied ou en vélo devraient être conservées.

«On est en train de regarder un plan B intéressant pour les balades en carriole parce qu’une grande partie de notre clientèle, avec les groupes, ce sont des gens plus âgés. Il faut donc trouver un moyen pour qu’eux aussi puissent participer à cette activité. On attend après le décret ministériel, c’est le seul moyen de s’en sortir pour cet été. Ce n’est pas un problème facile à régler, mais on est confiant de trouver une solution.»

Les indications qu’a reçues le conseil municipal laissent croire que la décision pourrait être favorable à cette petite municipalité de près de 2 000 habitants. «On leur a expliqué tout l’apport économique qu’apportaient ces balades à nos commerçants. Il y a un gros impact économique et social dans notre communauté. Nos commerces vivent du tourisme durant l’été et ce qu’ils gagnent pendant cette période, ça leur permet de survivre durant l’hiver. Nos balades et notre industrie touristique ont un rayonnement partout dans la région. Les intervenants sont sensibles à la cause, mais c’est un dossier politique», juge Charline Plante.

«C’est une activité qui fonctionnait sans problème depuis 11 ans jusqu’à ce qu’une plainte soit formulée. C’est un petit geste, mais qui a un impact énorme sur un village complet. C’est très triste!»

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