Tendre la main aux familles plus vulnérables

Tendre la main aux familles plus vulnérables
Martin Boisvert, citoyen-bénévole de Saint-Étienne-des-Grès, avec son fils Mathis. Absent sur la photo: son autre garçon, Alexis. (Photo : Marie-Eve Veillette)

Martin Boisvert s’implique bénévolement auprès de sa communauté

SOLIDARITÉ. Les histoires d’entraide se multiplient depuis le début de cette pandémie de la COVID-19. Les initiatives, petites et grandes, sont nombreuses à voir le jour et elles permettent généralement d’aider les familles en difficulté, les plus démunis et les personnes âgées.

Dès le début de la crise, un citoyen de Saint-Étienne-des-Grès n’a pas tardé à proposer son aide, notamment pour que les jeunes de sa municipalité puissent manger à leur faim. Sachant que bien des familles de sa communauté n’ont pas les moyens de se retrouver sans emploi avec des enfants à la maison, Martin Boisvert a décidé de faire sa part.

«Je me suis senti interpelé par une publication que j’ai vu passer de ma cousine qui habite la région de Shawinigan et qui avait décidé de faire quelque chose de similaire. J’ai trouvé l’idée très bonne. J’ai rapidement emboité le pas», explique d’emblée M. Boisvert.

Ce dernier se considère extrêmement chanceux d’avoir toujours son emploi malgré le contexte difficile. Le Stéphanois œuvre comme technicien pour une entreprise spécialisée dans le secteur de la manutention et de la logistique du transport, un service considéré comme étant essentiel par le gouvernement. «Ça me donne un certain avantage, une stabilité financière et je suis conscient que la majorité des gens n’ont pas cette chance. Plusieurs personnes ont de la difficulté à subvenir à leurs besoins», reconnait-il.

Or, M. Boisvert a publiquement offert ses services sur Facebook afin de répondre aux besoins alimentaires des familles de Saint-Étienne-des-Grès. «Dans des situations plus difficiles, les premières personnes négligées par manque de ressources sont souvent les enfants. Il y a des parents qui ne sont pas en mesure de fournir trois repas par jour à leurs enfants. Pour certains, leur repas scolaire gratuit, bien souvent le petit déjeuner, était le plus copieux et le plus nutritif de la journée. Malheureusement, les petits déjeuners dans les écoles ne sont plus servis puisqu’elles sont fermées. De là, l’importance d’agir et d’intervenir pour aider ces familles, car le besoin demeure présent et c’est quand même essentiel», confie-t-il.

Petit geste, grande différence

Depuis quelques semaines, Martin Boisvert traite les demandes qu’il reçoit et fait le nécessaire pour fournir un repas cuisiné, une boîte de céréales, une pinte de lait, un pain ou tout autre produit alimentaire aux personnes qui en font la demande. «Je sentais l’importance d’offrir mes services et de m’impliquer dans ma communauté, que ce soit pour faire des commissions, offrir simplement de l’aide ou pour apporter de la nourriture», rapporte le bénévole.

Père de deux enfants, M. Boisvert parvient d’ailleurs à trouver le temps nécessaire pour conjuguer travail et action bénévole. «Mon emploi me permet d’être toujours présent pour mon milieu et ma conjointe m’épaule aussi là-dedans. Mon offre est toujours valide. Je suis toujours à l’écoute des gens. On fait ça en toute confidentialité et sans jugement. Il n’y a pas de honte à demander de l’aide», signale-t-il.

Milieu propice à l’entraide

Le citoyen de Saint-Étienne-des-Grès estime que les milieux ruraux ont cette capacité à s’entraider plus facilement que dans les grandes villes, notamment en raison de la proximité des gens. «Nous avons toujours été perçus comme des gens qui avaient l’entraide facile et qui ont le cœur sur la main. On ne laisse pas personne dans le trouble. C’est propre à notre milieu et ça fait partie de notre ADN.»

Martin Boisvert souligne que personne n’a vu venir les conséquences ni les impacts de cette crise sanitaire. «C’est un coup dur qui a pris tout le monde par surprise. On n’était pas préparé à ça. Il faut donc réagir comme on peut et on doit s’organiser tout le monde ensemble. Il faut se serrer les coudes et se relever. Je ne suis pas l’unique personne qui s’implique. Je le fais parce que je suis un bon aidant. Ça ne prend pas grand-chose pour soutenir les gens. Parfois, juste de les rassurer et de montrer qu’on est là, c’est suffisant», termine-t-il.

Comme le témoigne encore une fois cette histoire, les Québécois sont plus que jamais solidaires. Souhaitons que cette grande vague de solidarité perdure au-delà de la crise.

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