Savoir aider sans s’épuiser

Savoir aider sans s’épuiser
Marie-Claude Blais, directrice, France Martel, trésorière et Réjean Beaudoin, administrateur de l'Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé. (Photo : Pier-Olivier Gagnon)

PROCHES AIDANTS. Au Canada, une personne sur quatre est proche aidant. En réalité, toute personne qui assure volontairement des soins, des services ou de l’accompagnement, sans rémunération à une personne de son entourage ayant une incapacité peut se considérer comme étant un aidant naturel.

À l’occasion de la Semaine nationale des proches aidants qui se déroulera du 1er au 7 novembre, l’Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé «mains tendres» rappelle que l’un des principaux enjeux demeure la reconnaissance des proches aidants.

Aujourd’hui encore, de nombreuses personnes éprouvent de la difficulté à s’identifier ou à se reconnaître en tant qu’aidant naturel ou proche aidant. Cela peut s’expliquer par le fait que s’impliquer auprès d’une personne vulnérable de son entourage est souvent perçu comme un acte «naturel», un devoir ou une preuve d’amour.

Pourtant, cette implication comprend un ensemble de responsabilités qui demandent des ajustements et même parfois des changements au niveau personnel, familial, social et professionnel.

Organisme indispensable

Pour être en mesure d’assurer son rôle durablement, le proche aidant doit également prendre soin de lui. À cet effet, il peut compter sur le support de l’Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé.

Depuis 25 ans, l’organisme propose aux proches aidants un lieu d’expression accueillant et chaleureux où il est possible d’aller chercher du soutien et briser son isolement. Il offre de l’aide, de l’écoute, un service de répit, de soutien psychosocial, de l’accueil de jour et de nombreuses activités. «On est là pour faire reconnaître les proches aidants et pour les soutenir dans leur rôle avec des services et des activités. Il arrive trop souvent que ces gens-là ne demandent pas d’aide et lorsqu’ils le font, la plupart du temps, ils sont épuisés», confie Marie-Claude Blais, directrice.

D’ailleurs, le service de répit est particulièrement apprécié par les familles du territoire. «C’est d’une importance capitale. Ç’a changé mon quotidien», reconnait Réjean Beaudoin, administrateur et aidant naturel. «On offre du répit pour soulager les proches aidants et les libérer. Les gens s’oublient. Ils ne vont pas chercher les ressources, l’aide ou ils ne connaissent pas notre association», ajoute France Martel, trésorière.

Une dizaine d’accompagnatrices répit dûment formées assurent le service. Elles ont offert près de 2000 heures de répit aux familles de la région dans la dernière année et pour les soutenir dans leur mandat, l’organisme cherche à pourvoir une dizaine de postes supplémentaires afin de répondre aux besoins du milieu. «C’est un défi de recruter du personnel. Ce n’est pas facile et c’est comme ça partout. Nous avons des demandes en attente actuellement et faute de personnel, on ne peut pas y répondre», se désole Mme Blais.

Mise sur pause des activités

L’Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé a été forcée d’annuler la plupart de ses activités cet automne en raison de la deuxième vague de COVID-19. Les aidants naturels peuvent généralement profiter de dîners, d’après-midis échanges, de conférences, d’ateliers, de formations ainsi que des activités de loisirs. «C’est malheureux parce que c’est là que les gens se retrouvaient. Ils pouvaient s’informer et discuter entre eux. Les activités sociales étaient populaires et on ne peut plus en faire pour une certaine période de temps», formule la directrice.

Semaine nationale des proches aidants

L’Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé soulignera à sa façon la Semaine nationale des proches aidants. Sous le thème Aimer sans s’épargner, cette semaine se veut un moment pour reconnaître le travail qu’accomplissent ces précieuses ressources, leurs droits et les enjeux qu’ils vivent chaque jour. «C’est le moment de l’année où en entend le plus parler des proches aidants. Ça sert à mettre en valeur leur rôle, à sensibiliser la population à leur importance et aux besoins des proches aidants qui ne sont malheureusement pas toujours reconnus. Les personnes proches aidantes agissent avec affection au risque de s’épuiser et de s’appauvrir financièrement», mentionne Marie-Claude Blais.

L’organisme participera au premier Salon virtuel des aidants et des aînés organisé par l’Appui Mauricie. Lors de cet événement, 60 exposants seront présents, dont l’Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé. Près de 20 ateliers seront offerts par différents organismes et deux conférences auront aussi lieu, dont une de Christine Michaud. Il est possible de participer à ce salon, du 1er au 8 novembre, en se rendant sur http://www.salondesaidants.ca.

Pour plus d’informations

Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé

819-268-2884

aidants@sogetel.net

http://www.aidantsnaturelsmaskinonge.com/

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires