Rétention de la main-d’oeuvre: «Il faut prendre en considération l’humain»

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Par Marie-Eve B. Alarie
Rétention de la main-d’oeuvre: «Il faut prendre en considération l’humain»
Stéphanie Austin, professeure titulaire en comportement organisationnel du Département de gestion des ressources humaines de l’École de gestion et Directrice du Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les processus motivationnels de l’Université du Québec à Trois-Rivières (Photo : Marie-Eve Alarie)

La perte d’un seul employé peut avoir des conséquences importantes pour une entreprise. Quoi faire pour limiter le roulement de personnel dans une entreprise? Favoriser le mieux-être des employés au sein de l’entreprise, affirme Stéphanie Austin.

«On ne peut pas minimiser le coût de remplacement d’un employé qui quitte par lui-même. Son départ peut aussi entraîner une surcharge de travail pour les autres employés. Les environnements sont de plus en plus turbulents et il y a plus de facteurs d’incertitude. Les employeurs sont très exposés au stress et les employés le vivent aussi. Il faut prendre en considération l’humain et il n’existe pas une seule recette qui fonctionne partout», résume la professeure titulaire en comportement organisationnel du Département de gestion des ressources humaines de l’École de gestion et Directrice du Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les processus motivationnels de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Invitée à parler des cultures, mesures et pratiques de gestion favorisant l’engagement, la rétention et le mieux-être des travailleurs la par la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, Mme Austin a rappelé que la capacité à attirer et à retenir la main-d’œuvre, ainsi que de bonnes pratiques en ressources humaines, sont de plus en plus importantes, surtout en contexte de rareté de main-d’œuvre.

Actuellement, la Mauricie est particulièrement touchée par la rareté de main-d’œuvre. «Pour trois départs à la retraite, on a deux remplacements. Le ratio est révélateur des défis de demain», souligne-t-elle.

Il faut dire que différents facteurs sociodémographiques comme l’exode des jeunes vers les grandes villes, le faible taux de natalité et d’immigration et le vieillissement de la population peuvent compliquer l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre dans la région.

«Entretenir des relations saines en milieu de travail, avoir la possibilité de relever des défis, équilibrer les responsabilités que l’on a dans notre vie et favoriser la conciliation travail – vie personnelle sont des éléments importants qui peuvent favoriser la rétention des employés», rappelle-t-elle.

«C’est important d’être à l’écoute des besoins des employés. L’engagement envers l’organisation et la satisfaction des employés suivront. Comme employeur, on peut agir sur la culture de l’organisation, les valeurs, les politiques et les pratiques de gestion. Il est important de sonder les employés pour cerner leurs besoins», conclut Mme Austin.

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