René Grenier: reporter-bénévole

René Grenier: reporter-bénévole
René Grenier, citoyen de Saint-Étienne-des-Grès et reporter-bénévole pour le journal Le Stéphanois (Photo : Pier-Olivier Gagnon)

PORTRAIT. Règle générale, la retraite est l’occasion pour la plupart des gens de prendre plus de temps pour eux, pour réaliser certains projets ou voyager. Pour René Grenier, elle lui sert à s’impliquer dans sa communauté.

Issu d’une famille de neuf enfants, l’homme de Saint-Étienne-des-Grès a vite appris que pour réussir, il fallait foncer et travailler. Présent dans la plupart des activités organisées dans son village, René Grenier s’est d’abord et avant tout fait connaître comme bénévole, joueur et entraîneur d’équipes de hockey et de baseball, avant de devenir président du club optimiste local en 1980-81.

Curieux de nature, M. Grenier a toujours eu un faible pour l’histoire et la généalogie. Il s’affaire depuis plusieurs années à entrer dans une base de données les noms et informations de ses ancêtres ainsi que des citoyens de Saint-Étienne-des-Grès et des environs. Ce passe-temps s’est transformé au fil du temps en véritable passion qu’il partage chaque fois avec autant de plaisir.

Chef d’orchestre du 150e

Cet intérêt marqué pour l’histoire et la généalogie, jumelé à la détermination qu’on lui connait, à son côté rassembleur et à son sens de l’organisation, lui a d’ailleurs permis d’occuper une fonction importante lors du 150e anniversaire de sa municipalité.

En 2007, le conseil municipal a demandé à la Société d’histoire de Saint-Étienne de prendre en charge les fêtes du 150e qui devaient être célébrées deux ans plus tard. Fraîchement retraité de la compagnie IBM, où il avait passé 33 années de sa vie, et pressenti par ses pairs pour devenir le président, René Grenier a finalement accepté ce rôle. Un défi qu’il a brillamment relevé avec les membres de son comité.

Rendre l’utile à l’agréable

À la tête du 150e, René Grenier s’est découvert ce qui s’apparente être une deuxième passion. «Quand les festivités ont commencé, j’avais eu l’idée d’écrire de temps en temps un petit mot dans le journal Le Stéphanois pour renseigner les gens de ce qui en était des fêtes. Je me disais que si on ne tenait pas le monde au courant, on n’aurait personne aux activités. J’ai commencé comme ça», raconte-t-il.

Une fois les célébrations terminées, sachant que le journal était à la recherche d’un reporter depuis plusieurs années et qu’il était dégagé de ses responsabilités, M. Grenier a proposé sa candidature, lui qui avait pris goût à l’écriture et au journalisme.

Ainsi, depuis plus de 10 ans, il rédige chaque mois une chronique dans le journal communautaire, en plus de publier une photo historique sous la rubrique «Qui suis-je?».

«Je suis venu au monde ici. Je connais pas mal la municipalité et les gens qui y habitent. J’avais le goût de couvrir les événements qui se passaient chez nous, d’informer la population et de partager de belles histoires. J’aime côtoyer les gens, fouiner et savoir ce qui se passe ici. Ça me tient informé», soutient M. Grenier.

«Chaque fois que je sors de la maison, j’ai toujours mon calepin de notes et mon appareil photo avec moi. J’ai pris de l’expérience avec le temps. J’ai appris à bien écrire, à me présenter et à approcher les gens pour recueillir des témoignages. Je suis maintenant plus habile. À la base, ce n’était pas naturel pour moi», confie l’homme de 74 ans.

Bien branché sur ce qui se passe dans son milieu, René Grenier a bien l’intention de continuer d’informer la population pour encore quelques années, à moins que la vie en décide autrement.

Havre de paix

S’il n’est pas devant son ordinateur ou quelque part dans la municipalité pour amasser des informations, René Grenier se retrouve dans sa cour arrière, les deux mains dans la terre. Membre de l’Association des petits jardins du Québec depuis 2008, il possède, derrière sa demeure, un immense jardin de fleurs qui fait l’envie de bien des citoyens. «Moi et ma femme, nous passons nos journées là-dedans. Pour que ce soit beau, il faut investir temps et argent. On le fait parce qu’on aime ça et ça nous tient occupés. C’est une belle fierté», laisse tomber M. Grenier.

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