Des poètes itinérants à Saint-Étienne-des-Grès

Par superadmin
Des poètes itinérants à Saint-Étienne-des-Grès
Les jeunes poètes en action.

La journée du 6 octobre a commencé de belle façon pour plusieurs Stéphanois. Des élèves de 5e et 6e année de l’école primaire Ami-Joie étaient postés dans différents commerces du village pour leur réciter un poème dans le cadre du Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

Une initiative surprenante au départ, mais qui a vite conquis les gens qui se sont vu offrir un poème en cadeau. Certaines personnes ont même pris la peine d’aller porter des beignes et des friandises aux enfants en guise de remerciement.

«C’est une première à  Saint-Étienne-des-Grès. On reçoit un très bel accueil. Les gens sont très ouverts», relate l’instigatrice du projet, la professeure de 5e année Guylaine Dubé.

Louise Bornais est une des nombreuses personnes qui ont été accueillies par les enfants. Elle a été tellement séduite par leur accueil qu’elle a passé par plusieurs commerces seulement pour se faire réciter un poème: «J’adore ça! Ça ensoleille la journée. C’est beau, écouter de la poésie!  On voit que le "par cœur" sert à quelque chose… et que les jeune n’apprennent pas juste à être malfaisants!»

Même son cloche du côté de Gilberte Parenteau: «Je suis ravie. C’est une très belle initiative. On voit qu’il y a de la créativité, de l’imagination. Ce sont des mots simples, mais bien dits. C’est magnifique.»

Une activité emballante

Le projet de poètes itinérants a vu le jour il y a quelques années à Trois-Rivières, alors que Mme Dubé enseignait à l’école Notre-Dame-du-Rosaire. À l’époque, ses élèves allaient réciter des poèmes dans des résidences de personnes âgées.

«Ici, il n’y a pas de résidence, alors on a opté pour les commerces situés près de l’école», poursuit Mme Dubé, qui mène le projet en compagnie de deux autres collègues,  Patricia Lavoie et Hélène Malo.

Un peu plus de 80 élèves ont participé au projet. Ceux interrogés se sont dit emballés par cette activité. «C’est sûr qu’on était un peu stressé au début, mais on s’est vite habitué», raconte le jeune Jérémy.

«C’est le fun, renchérit Raphaël, un camarade de classe. Ça nous permet d’être moins gêné devant des personnes qu’on connaît peu.»

Les enfants ont pris une semaine pour apprendre leur poème. Certains avaient même pris la peine d’en composer pour l’occasion.

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