Des fresques pour raviver l’histoire à Saint-Alexis-des-Monts

Des fresques pour raviver l’histoire à Saint-Alexis-des-Monts
Thérèse Elliott St-Onge, présidente de la Société aleximontoise d'histoire et de généalogie et Jean-Philippe Mailhot, artiste (Photo : Pier-Olivier Gagnon)

Le 150e anniversaire de fondation canonique de la paroisse de Saint-Alexis-des-Monts n’est peut-être qu’en 2021, mais déjà, des démarches sont entamées pour souligner cet événement marquant et du même coup léguer aux prochaines générations des bribes de cette riche histoire.

La Société aleximontoise d’histoire et de généalogie a débuté, il y a un peu plus d’un mois, la réalisation de trois murales qui seront peintes sur les murs extérieurs de l’ancienne école Sainte-Élizabeth, appartenant maintenant à la municipalité.

«L’idée a germé l’an dernier. Notre histoire est malheureusement méconnue. Je voulais trouver une façon de la faire connaître et de l’afficher. Nous sommes heureux parce qu’avec ce projet, l’histoire sera au cœur du village. Ces trois fresques deviendront un attrait majeur chez nous qui va perdurer dans le temps», explique la présidente, Thérèse Elliott St-Onge.

Jean-Philippe Mailhot, artiste, son père Gilles Mailhot, Danny Grenier, président des Fêtes du 150e anniversaire de Saint-Alexis-des-Monts et Thérèse Elliott St-Onge, présidente de la Société aleximontoise d’histoire et de généalogie.

Pour accomplir ce projet à saveur historique, l’organisme a fait appel à l’artiste aleximontois, Jean-Philippe Mailhot. «C’était beau d’avoir l’idée, mais ça prenait l’artiste pour le faire. Je connais très bien Jean-Philippe et je connais aussi son talent. Il était l’artiste tout désigné pour réaliser ça. C’est un homme de cœur qui s’est aussi impliqué lors du passage de La petite séduction, en 2007», confie-t-elle.

Si la création de ces murales géantes constitue un défi en soi, l’artiste estime qu’il s’agit pour lui d’une belle opportunité de mettre à profit son talent et de contribuer à la promotion de l’histoire de sa terre d’accueil. «C’est un bon défi. Ça m’amène ailleurs. Le plus important, c’est la préparation. Au départ, je me suis seulement inspiré d’images en noir et blanc qui m’ont été fournies pour reproduire et transposer ça sur les murs. Présentement, je me laisse porter par le message qui se cache derrière le projet. Avec ce revêtement en briques, ça pose un défi supplémentaire, car je dois adapter ma manière de peindre à la surface. Sinon, j’absorbe l’appréciation des gens de la communauté et beaucoup d’informations des aînés lorsqu’ils viennent me voir pour discuter. Ils m’alimentent pour que les fresques soient les plus représentatives possible de la réalité, avec les bons détails», partage M. Mailhot.

Assisté de son père Gilles, l’artiste de 39 ans consacrera des centaines d’heures pour colorer avec minutie cet immeuble érigé au cœur de son village d’adoption.

Trois fresques, trois thèmes

Ces créations uniques porteront sur trois thèmes différents. Le premier volet constitue un devoir de mémoire envers les religieuses Filles de Jésus, congrégation ayant œuvré au niveau de l’éducation de 1910 à 1996, touchant plusieurs générations de Saint-Alexis-des-Monts. «Il fallait leur rendre un hommage. C’est une question de patrimoine et non de religion. Si on ne le fait pas au 150e, on ne le fera probablement jamais. Elles sont parties depuis quelques années. Elles ont eu un impact important dans l’éducation des gens de chez nous. On ne pouvait pas passer à côté», précise Thérèse Elliott St-Onge.

La deuxième œuvre mettra en relief la culture amérindienne, les Abénakis, nation bien établie à Saint-Alexis-des-Monts au XIXè siècle, dont le célèbre Augustin Magwanedo, avec sa pirogue, ainsi que les guides accompagnant les Américains au Club St-Bernard.

Le troisième volet est une création de Jean-Philippe Mailhot représentant la continuité, la jeunesse, l’environnement et le futur. «C’est un message d’espoir pour les générations futures. Cette fresque nous présentera des scènes d’enfants et la beauté de leur environnement. C’est quelque chose qui va transpirer à la fois la simplicité et l’avenir», soutient Mme Elliott St-Onge.

Jean-Louis Houle, vice-président de la Société aleximontoise d’histoire et de généalogie, Danny Grenier, président des Fêtes du 150e anniversaire de Saint-Alexis-des-Monts, Micheline Picotte, secrétaire-trésorière de la Société aleximontoise d’histoire et de généalogie, Thérèse Elliott St-Onge, présidente de la Société aleximontoise d’histoire et de généalogie, Jean-Philippe Mailhot, artiste, Gilles Mailhot, père de l’artiste et Jeanne-Mance Picotte, directrice du conseil d’administration de la Société aleximontoise d’histoire et de généalogie. (Absent lors de la photo: Jean-Pierre Frappier, directeur)

Ce projet s’inscrit dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de Saint-Alexis-des-Monts. «Ce sera quelque chose de beau. Ça va contribuer au rayonnement de notre patrimoine culturel, non seulement au niveau régional, mais également à l’international. Les gens vont pouvoir s’arrêter et admirer les différentes œuvres.»

Des panneaux d’interprétation seront installés afin d’offrir aux visiteurs les explications nécessaires pour mieux comprendre le choix de ces fresques, lesquelles devraient être complétées en août prochain.

Une cérémonie protocolaire aura lieu à l’été 2021 pour inaugurer ces oeuvres, en présence de nombreux dignitaires et partenaires.

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
trackback
Saint-Alexis-des-Monts prépare son 150e anniversaire - L'Écho de Maskinongé
3 mois

[…] À LIRE ÉGALEMENT: Des fresques pour raviver l’histoire […]