Après le père Sarrasin, la directrice Sarrazin!

LOUISEVILLE.  Le conseil d’administration du Festival de la galette de sarrasin de Louiseville a reçu une vingtaine de candidatures pour le poste de directrice générale. Le choix s’est finalement arrêté sur Judith… Sarrazin!

L’histoire ne dit pas si elle a eu une longueur d’avance avec son nom!

“Il y a eu le père Sarrasin et maintenant, il y a la directrice Sarrazin”, lance avec humour la nouvelle directrice générale qui est entrée en poste à la fin du mois d’août.

Mme Sarrazin est originaire de Saint-Jérôme, mais demeure à Trois-Rivières depuis plus de 20 ans. Elle a réalisé des études collégiales en complétant une Technique en gestion et intervention des loisirs au Collège Laflèche. Alors qu’elle était à l’emploi de la Ville de Trois-Rivières au service des loisirs, elle a complété un baccalauréat en Administration des affaires, profil ressources humaines.

Après son emploi à la Ville, Mme Sarrazin a lancé son entreprise Ose RH, une firme spécialisée en ressources humaines, en développement organisationnel et en stratégie événementielle.

Pourquoi s’être portée candidate pour être la directrice générale du Festival?

“Je suis une femme de défi et je suis créative dans l’âme. Ça m’interpellait de pouvoir apporter mon côté créatif à cette organisation qui a tellement évolué au fil des années. Je peux apporter mon savoir pour améliorer la structure organisationnelle. Je veux notamment optimiser la façon de faire pour enlever une charge de travail aux bénévoles. On a vu beaucoup de festivals qui se sont réajustés après la pandémie en réévaluant le marché. Il faut, nous aussi, arrimer nos pratiques pour que ça convienne à l’ensemble des générations qu’on dessert.”

Comme la directrice vient tout juste d’arriver, ce sera difficile de mettre son grain de sel dès le départ. “Les festivaliers ne verront pas de différence cette année. Beaucoup de choses ont été déjà faites en amont par le comité. Cette année, je vais être plus dans des petits ajustements. Par exemple, comment peut-on mieux accompagner les exposants”, convient-elle.

Après le festival, un bilan sera fait autant par le comité organisateur que la nouvelle directrice afin de mettre de nouvelles bases pour les prochaines années.

“Je suis là comme conseillère pour le conseil d’administration. J’ai des idées, mais elles seront créées conjointement par les festivaliers, les partenaires, les fournisseurs de services et le conseil d’administration. Le but, c’est d’emmener les gens à aller à Louiseville pour découvrir le sarrasin sous d’autres formes. On veut assurément dynamiser la programmation et mettre de l’avant des activités pour toutes les générations”, exprime la directrice.

Ce ne sera pas la première fois que Judith Sarrazin goûtera au Festival de la galette de sarrasin de Louiseville. “Depuis que je suis à Trois-Rivières, c’est un classique pour moi, je vais faire mon tour comme festivalière. J’aime vraiment ça. Je trouve ça beau la rue St-Laurent avec tout le côté festif. J’ai hâte maintenant de voir l’envers du décor avec l’équipe de bénévoles et le conseil d’administration. La plus belle rémunération sera de voir le sourire sur le visage des festivaliers.”

Et comment M. Sarrazin aime-t-elle manger sa galette? “J’ai bien hâte de goûter aux cannolis à base de sarrasin qu’un des commerçants du centre-ville fera. Mais j’aime bien la traditionnelle galette avec mélasse ou une galette chocolatée. Des personnes aiment ça avec des cretons, avec du jambon, mais je suis plus une bibitte à sucre!”, affirme-t-elle en riant.