«Bel et bien un accident de plongée sous-marine», conclut le coroner

«Bel et bien un accident de plongée sous-marine», conclut le coroner

Crédit photo : Photo archives

Décès de Tasha Anne Johnson-Wallace

SAINT-ALEXIS-DES-MONTS.  Le décès de Tasha Anne Johnson-Wallace, cette dame de 67 ans qui tentait d’obtenir sa carte de plongeuse avancée lors d’une formation donnée au lac Sacacomie de Saint-Alexis-des-Monts, le 10 septembre 2017, est finalement de nature accidentelle.

C’est ce qu’on peut lire dans le rapport du coroner Yvon Garneau, chargé de faire la lumière sur le décès de cette Montréalaise.

Lors de cette formation d’avancement avec un instructeur qualifié, la victime a effectué une descente de 60 pieds sous l’eau, et ce, sans problème. Lors de la remontée, à environ 15 pieds de la surface, l’instructeur a demandé à la plongeuse d’effectuer une vidange de son masque, mais elle aurait démontré son incapacité à procéder. L’instructeur l’aurait alors aidé à faire la manœuvre et se serait rendu compte à ce moment qu’elle respirait rapidement. Il a alors empoigné la dame par une sangle afin de la rassurer. Après avoir regardé les deux autres élèves du groupe pour s’assurer que tout allait bien, sans lâcher le contact physique avec Mme Johnson-Wallace, il constate qu’elle n’avait pas son détendeur en bouche. L’instructeur tente, en vain, de replacer l’équipement.

Aussitôt, une remontée d’urgence s’effectue pendant laquelle, la victime ne s’agite d’aucune façon, a les yeux ouverts et ne semble pas avoir de respiration. Une fois à la surface, l’instructeur effectue des manœuvres de réanimation, en plus de lui administrer de l’oxygène et d’avoir recours à un défibrillateur externe automatisé (DEA). Ce dernier ne recommandait aucun choc. La dame a ensuite été transportée d’urgence au centre hospitalier. Lors de son transport, les paramédics ont également tenté des manœuvres de réanimation. Son décès a finalement été constaté 12 minutes après son arrivée à l’hôpital.

L’autopsie pratiquée par un pathologiste du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal révèle qu’une rupture de parois alvéolaires des poumons serait survenue lors de la remontée.

Le coroner conclut que Tasha Anne Johnson-Wallace est décédée d’une noyade et qu’il s’agit d’un décès accidentel. Il ne retient d’ailleurs aucune critique et n’a émis aucune recommandation à l’endroit de l’instructeur ou l’entreprise pour laquelle il travaillait.

Yvon Garneau précise que les circonstances tendent à démontrer que la dame aurait été victime d’un malaise, dans le contexte d’un bref épisode de respiration plus rapide. Elle aurait subi un barotraumatisme pulmonaire, avec une possible résultante de noyade.

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